31 décembre 2015
Décès de Clément Rhéaume
« Il était une boule d’énergie »
Par: Jennifer Blanchette | Initiative de journalisme local | Le Courrier

Grand amateur de sports, Clément Rhéaume pose en compagnie de bénévoles du Tournoi de balle lente de La Providence.

Grand amateur de sports, Clément Rhéaume pose en compagnie de bénévoles du Tournoi de balle lente de La Providence.

« Il était une boule d’énergie »

Les Maskoutains qui ont fréquenté Clément Rhéaume ne tarissent pas d’éloges à son égard. Tous gardent un souvenir heureux de ce coloré personnage qui a marqué la ville tant par sa dévotion à la politique municipale que par son implication acharnée dans le milieu sportif.

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Si c’est sous la gouverne de Clément Rhéaume que Saint-Hyacinthe a décroché le titre de capitale agroalimentaire du Québec, c’est aussi grâce à lui que la ville a été proclamée capitale de la balle lente durant les années 70, estime Alain Rivard.

Ce dernier a été secrétaire de la Fédération de Balle lente du Québec alors que M. Rhéaume la présidait.

« Durant au moins 15 ans, Clément a organisé le Super Tournoi Invitation de Balle lente à Saint-Hyacinthe. C’était une fin de semaine très courue. Je me ­souviens d’avoir vu jusqu’à 3 000 ­spectateurs autour du terrain de balle à La Providence », lance M. Rivard.

Il a également eu la chance de côtoyer M. Rhéaume dans le domaine professionnel. Leur collaboration a débuté en 1980 lors du premier mandat de Clément Rhéaume.

« Une bonne partie de ma carrière s’est déroulée sous l’égide de Clément. Il a toujours été un appui pour moi », estime Alain Rivard, qui oeuvrait alors au service des loisirs de la Ville de Saint-Hyacinthe.

« Il m’a supporté tout au long de ma carrière. Je me souviens en 1988 lorsque le poste de directeur général de la Ville s’est ouvert. Clément m’a encouragé et m’a dit que je devrais postuler ».

Après qu’il ait décroché le poste, M. Rivard assure que les relations ont continué d’être harmonieuses entre le premier magistrat et lui. « Il respectait la hiérarchie en place. Il acceptait que je sois en quelque sorte le porte-parole des employés », décrit-il.

Il se souvient aussi de Clément Rhéaume comme d’une « boule d’énergie », un homme spontané et très extraverti. « Clément avait un calepin dans lequel il notait ses idées. Parfois, il se réveillait au milieu de la nuit pour écrire ce qui lui passait par la tête et le ­lendemain matin, il retontissait dans mon bureau pour me partager ses idées », raconte en riant Alain Rivard.

C’est également dans l’arène politique que l’agent immobilier Pierre Solis a connu Clément Rhéaume. Conseiller municipal du quartier Bois-Joli de 1980 à 1984, M. Solis affirme garder un excellent souvenir de l’ex-maire. « Clément Rhéaume c’était un lion de caractère, un homme de décisions. Il aimait beaucoup sa ville et avait énormément de fierté pour elle », mentionne-t-il.

M. Solis en sait quelque chose puisque lors des élections de 1980, lui et l’ancien maire ont commencé leur mandat sur fond d’opposition. « D’autres candidats et moi avions choisi de nous présenter sous forme de parti et le seul de notre parti qui n’avait pas été élu était Richard Robert, comme maire. Il avait été battu par Clément Rhéaume. C’est sûr qu’au début les relations étaient un peu plus tendues, mais même si notre parti dominait le conseil, nous avions intérêt à nous entendre avec le maire. Nous avons eu un très bon mandat », relate M. Solis.

Autrefois directeur de la Polyvalente Hyacinthe-Delorme et ancien maire, Claude Bernier a surtout connu Clément Rhéaume dans le cadre scolaire. Il se remémore avec quel entrain l’ancien maire acceptait d’accueillir les élèves des groupes d’échange étudiants à l’Hôtel de Ville, parfois jusqu’à 250 jeunes à la fois.

« C’était un homme très sympathique, aimable et accueillant. Mais, je n’étais pas très au courant de son travail en tant que maire, car j’étais très impliqué à l’école à cette époque », indique Claude Bernier.

Pourtant, cela n’a pas empêché M. Bernier de mettre un terme au règne de 12 ans de Clément Rhéaume à la tête de la ville, lors de l’élection de 1992. « Nous avons entretenu de bonnes ­relations durant toute la campagne ­électorale, affirme-t-il. J’ai pris la Ville comme elle était et j’ai essayé de l’améliorer durant 21 ans. Je ne peux pas en dire plus », conclut M. Bernier.

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