2 mars 2017
Virginie Blanchette-Doucet, de Saint-Hyacinthe à Bruxelles
Par: Olivier Dénommée

Virginie Blanchette-Doucet, de Saint-Hyacinthe à Bruxelles

Virginie Blanchette-Doucet, de Saint-Hyacinthe à Bruxelles

Virginie Blanchette-Doucet sera en séance de signatures à la Foire du livre de Saint-Hyacinthe le 18 mars. Photo François Larivière | Le Courrier ©

<p>L’hiver de Virginie Blanchette-Doucet, enseignante au Cégep de Saint-Hyacinthe, s’annonce particulièrement chargé. L’auteure de 27 ans est plus sollicitée que jamais depuis la sortie de son premier roman, 117 Nord, où elle traite de retour en région.</p>
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Après le Salon du livre de l’Outaouais à la fin février, Virginie Blanchette-Doucet se rend en Europe. « Je participe à la Foire du livre de Bruxelles, du 9 au 13 mars, et j’ai été invitée à une table ronde au parlement belge, avec d’autres artistes québécois, dont Patrick Senécal », a-t-elle annoncé en entrevue. 

Elle sera ensuite de retour au pays pour la Foire du livre de Saint-Hyacinthe du 16 au 19 mars, où elle proposera une activité dans une école secondaire, une occasion pour elle de prendre contact avec la jeunesse cet hiver. « Les jeunes sont curieux et leur enseigner me permet de sortir de ma bulle d’écrivaine », estime celle qui n’a pas de charge de cours cette session-ci, se consacrant donc pleinement à l’écriture.

Il sera également possible de la voir au Salon du livre de Trois-Rivières à la fin mars, et en mai à celui de l’Abitibi-Témiscamingue, qui se déroulera à Rouyn-Noranda.

La jeune auteure retient également l’attention parce que son roman est actuellement en lice pour le Prix littéraire France-Québec, un prix prestigieux qui permet chaque année à un auteur québécois de se faire remarquer en Europe. 

Sept livres ont été présélectionnés, dont 117 Nord, et l’auteure saura à la fin de ce mois-ci s’il fera partie des trois qui seront retenus par le jury. Dans cette éventualité, ce sera le lectorat français qui aura le dernier mot et qui désignera le grand gagnant l’automne prochain. 

« C’est un prix très intéressant (une bourse de 5000 euros et une tournée en France), et ça ouvre le marché de la francophonie », confirme celle qui était loin de se douter que son roman pourrait créer un tel engouement.

Beaux hasards

L’écriture de 117 Nord a commencé avec son mémoire de maîtrise, entre 2012 et 2013. Elle l’a retravaillé et l’a présenté sans attentes à différentes maisons d’édition, dont Boréal. 

« Boréal m’a répondu très vite, comme mon manuscrit est arrivé au-dessus de la pile d’une relectrice au bon moment. C’est une hystérie de beaux hasards qui a rendu ça possible », estime l’auteure, dont les qualités poétiques ont été vantées à plusieurs reprises. « J’essaie d’écrire quelque chose de sensoriel, un sentiment de vivant avec les mots. » L’écriture en fragments de 117 Nord le rend aussi plus facile d’approche, selon elle.

Ses ateliers scolaires en lien avec la Foire du livre de Saint-Hyacinthe permettront à l’auteure de se confronter de nouveau à la jeunesse, chose qu’elle a bien hâte de faire. « C’est impossible de rester engourdi en côtoyant des jeunes », croit-elle humblement.

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