25 novembre 2021
25 novembre : Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes
Par: Le Courrier
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Tout le monde sait ce qu’est la violence. Nous l’avons tous déjà subie et même fait subir, ne serait-ce qu’à soi-même. Nous savons tous à quel point ces agressions sont vécues partout, à tout âge et de toutes les manières. Parfois, elle est tellement subtile et s’installe vicieusement sur une si grande période qu’elle n’est ni repérée par la victime ni par son entourage.

Plusieurs la côtoient de tellement proche qu’elle en devient quasi normale. Nous grandissons et apprenons la vie en étant témoins et en goûtant cette violence. Certains plus que d’autres.

Avez-vous remarqué que la personne maltraitée est souvent jugée « faible » par son agresseur? Et que cette personne vulnérable est probablement celle dont le rôle social n’est pas adéquatement valorisé? Ainsi, historiquement et encore aujourd’hui, la femme est particulièrement victime de cette violence. Par exemple, selon les données de Statistique Canada (2018), 39 % des femmes subiront une agression sexuelle dans leur vie, versus 14 % chez les hommes.

Si nous continuons la réflexion sur la dévalorisation des rôles sociaux, imaginez maintenant la violence subie par ces femmes qui vivent avec un handicap intellectuel ou physique. On ne peut nier qu’elles sont encore plus à risque de subir des agressions en tout genre. Effectivement, toujours selon les données de Statistique Canada de 2018, environ 67 % des femmes vivant avec une incapacité seront les victimes d’une agression physique ou sexuelle. Uniquement concernant l’agression sexuelle, le 39 % grimpe à 51 % (+12 %) chez la femme avec incapacité. Des chiffres qui parlent d’eux-mêmes!

L’Office des personnes handicapées du Québec mentionne que « selon les études, l’isolement social et la dépendance physique, émotionnelle ou financière envers les proches et les personnes qui prodiguent des soins contribueraient à expliquer la plus grande exposition des femmes avec incapacité à la violence, notamment la violence sexuelle et commise par un conjoint ou un ex-conjoint ».

Chez Parrainage civique, nous sommes toutefois les témoins privilégiés pour constater que l’être humain est capable de mieux. D’ailleurs, s’il veut assurer sa pérennité, il n’en aura pas le choix. Peut-être devrions-nous instaurer des cours d’empathie à l’école dès le plus jeune âge comme au Danemark? Ça aiderait certainement à « dénormaliser » notre problème.

En attendant ce monde plus inclusif, n’hésitez pas à être la personne qui aidera celle qui en a besoin. Ne fermez pas les yeux. Tout le monde peut être ce sauveur.

Et à chaque femme qui subit cette violence, sachez que l’aide existe et que vous la méritez. Ne culpabilisez surtout pas, car ce n’est pas de votre faute. Jamais! En aucun cas! Soyez empathique avec vous-même à partir d’aujourd’hui et le plus que vous pouvez. Aimez-vous et respectez-vous. Je le répète; vous le méritez! Mettez vos limites et surtout, osez vous dire oui! Oui, à une vie sans violence.

En terminant, nous tenons à dire merci à ceux et celles qui prennent part à cette lutte, elle ne doit pas cesser.

Julie Gosselin, responsable de la vie associative et des communications

Parrainage civique MRC d’Acton des Maskoutains

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