6 octobre 2022
40 ans de maltraitance et ignorés des gouvernements
Par: Le Courrier
La violence faite aux aînés, sous toutes ses formes, crée des tollés d’indignation. Les abus, l’injustice et la maltraitance sont des formes de violence. Les retraités qui se sont créés, de bonne foi, un fonds pour leurs vieux jours en savent quelque chose. Leur rente fond au soleil.

Alors que la majorité des gens croit toujours que les retraités de l’État sont très bien nantis, voici la réalité.

– Le gouvernement les a obligés à se créer une rente de retraite à même leur salaire pour s’emparer, par la suite, des rendements de cette rente.

– Cette rente créée est ignorée du gouvernement et les retraités de l’État sont considérés au même titre que ceux qui n’ont pas mis un sou dans un fonds de retraite.

– Pendant qu’eux s’appauvrissent depuis 40 ans, les gouvernements s’enrichissent à leurs dépens.

– Ils subissent, encore après 40 ans, l’effet d’un décret imposé, donc non négocié, qui désindexe leur rente et les empêche de suivre le coût de la vie.

– Ils sont confinés à vivre avec une rente d’il y a 20, 30, 40 ans.

– Le gouvernement permet aux cotisants actifs de puiser dans ce fonds pour une baisse de cotisations, alors que les retraités de l’État ont l’interdiction d’y puiser pour maintenir leur pouvoir d’achat. Par le fait même, le gouvernement en bénéficie en baissant sa quote-part.

– La plus grande injustice et maltraitance qu’ils subissent depuis 1982, c’est l’interdiction d’utiliser leur propre argent pour suivre le coût de la vie.

– On les rend dépendants de l’État par des subventions, des crédits d’impôt, etc. Les retraités veulent un juste retour de leur propre fonds créé pour plus d’autonomie et assurer leurs vieux jours.

– C’est la maltraitance à son comble quand on les regarde étouffer par le coût de la vie et ne rien faire.

– À leur décès, leur succession n’aura rien, le gouvernement empochera tout le reste du capital.

– Les retraités de l’État enrichissent le gouvernement en recevant moins du tiers du rendement du fonds. D’une part, c’est la croissance financière et de l’autre, l’appauvrissement incessant.

Triste réalité! Injustice qui perdure! Violence continue! Maltraitance inouïe!

Andrée Guertin, Viateur Sauvé et Jacques Tétreault, membres du conseil d’administration de l’Association démocratique des retraités

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