Le résultat du vote des membres du Syndicat de l’enseignement Val-Maska, lors de l’assemblée générale extraordinaire du 28 septembre, a été dévoilé le 3 octobre. Ce sont 98,3 % qui se sont prononcés en faveur du mandat de grève. Du côté du STT du CISSS de la Montérégie-Est, l’adoption du mandat de grève a été rendue publique le 6 octobre.
Ces résultats s’inscrivent dans un grand mouvement de grève sans précédent au cours des 50 dernières années, lequel regroupe plus de 420 000 travailleurs des réseaux publics de la santé et des services sociaux, de l’éducation et de l’enseignement supérieur.
Rappelons qu’après bientôt un an de négociations, l’ensemble des syndicats constituant le Front commun ont entamé une vaste tournée d’assemblées générales afin de se doter d’un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée (GGI). Le mandat précise de plus que le déclenchement de la GGI sera précédé de séquences de grève. Les membres de la CSN, de la CSQ, de la FTQ et de l’APTS concernés sont appelés à se prononcer démocratiquement, par vote secret. La tournée d’assemblées générales s’est conclue le 13 octobre et le Front commun fera le point dans les prochaines semaines.
« Le gouvernement dit partout qu’il veut améliorer l’organisation du travail. Pourtant, aux tables de négociation, il n’y a rien qui bouge. Les porte-parole patronaux n’ont pas de mandat pour avancer. Le gouvernement fait comme s’il avait la science infuse. Il n’y a que ses priorités qui comptent. Il refuse toujours d’entendre les solutions des travailleuses et des travailleurs. C’est pour que ça débloque que les travailleuses et travailleurs du CISSS de la Montérégie-Est ont voté pour un mandat de grève », a lancé Daniel Laroche, président du STT du CISSS de la Montérégie-Est – CSN.
« Au quotidien, les enseignantes et les enseignants font des pieds et des mains pour accompagner leurs élèves, en plein contexte de pénurie où le manque de ressources est criant. La tâche des enseignantes et enseignants ne cesse de s’alourdir, plusieurs quittent la profession, et ce, peu importe où ils sont rendus dans leur carrière. La composition de la classe a des effets majeurs sur la tâche des enseignantes et des enseignants qui doivent de plus en plus composer avec des élèves ayant des défis particuliers, intégrés à tout prix dans les classes régulières, sans les services nécessaires pour les aider. Et que dire des offres salariales qui sont en deçà des prévisions inflationnistes du gouvernement », a déclaré Patrick Théroux, président du Syndicat de l’enseignement Val-Maska, affilié à la FSE-CSQ.
« Ce vote envoie un message clair à la partie patronale qu’on doit revoir la composition de la classe, qu’on doit alléger la tâche, qu’on doit améliorer les salaires et valoriser cette profession. Comment le gouvernement pense-t-il attirer de nouvelles enseignantes et de nouveaux enseignants dans la profession avec de telles offres? », a-t-il ajouté.
Le Syndicat de l’enseignement Val-Maska représente environ 1400 enseignants de tous les secteurs à l’emploi du Centre de services scolaire de Saint-Hyacinthe.