En ce qui concerne M. Girard, j’ai entre autres conservé précieusement la lettre qu’il m’avait envoyée en mai 1995, quand j’ai quitté mon poste de rédacteur en chef du Courrier de Saint-Hyacinthe. Il avait salué de belle façon « ma contribution à l’enclenchement du regroupement des quatre municipalités pour former la Ville de Saint-Hyacinthe ».
En éditorial, j’avais en effet pris la peine de lui rappeler à l’époque qu’il avait proposé un tel projet quelques années auparavant. Un rappel amical qui invitait à l’action. « Les paroles peuvent s’envoler, mais quand c’est écrit dans le journal, c’est plus contraignant », avait-il écrit avec justesse.
Du côté de Ray-Marc Dumoulin, notre relation a grandement évolué au fil des années. Nos échanges étaient pour le moins limités lorsque j’étais au journal et lui à la direction générale du Cégep de Saint-Hyacinthe. Le climat entre nous s’est toutefois réchauffé quand nos conditions de travail respectives ont pris une nouvelle tournure. Durant quelques années, j’ai participé à la rédaction du rapport annuel du Groupe CTT, le centre de transfert technologique affilié au cégep qu’il a dirigé pendant deux ans au milieu des années 1990.
Et quand Ray-Marc s’est vu confier la présidence des Fêtes du 250e de sa ville, c’est à moi qu’il a offert, à ma très grande surprise, d’être son bras droit à la vice-présidence du comité. Il m’avait confié des dossiers majeurs, dont le mandat de piloter le comité devant désigner le Maskoutain du siècle, T.-D. Bouchard.
En 2016, lorsque j’ai moi-même accédé à la présidence du Réseau Santé Richelieu-Yamaska, ce fut à mon tour de faire appel aux compétences de Ray-Marc Dumoulin à titre de vice-président du conseil d’administration. Nous avons entre autres mené ensemble l’immense chantier de la réhabilitation de l’hôpital Honoré-Mercier et le changement de gouvernance à la direction générale.
Ray-Marc Dumoulin a été pour moi, ces dernières années, un ami précieux, un collaborateur parfait, un homme de cœur et avec de belles valeurs.
À travers tous ces souvenirs et ces réalisations que nous revisitons à l’occasion des décès de Grégoire Girard et de Ray-Marc Dumoulin, une évidence s’impose : ces deux grands hommes auront contribué, chacun à leur façon, au bien-être des Maskoutains. Ils méritent pour cela tout notre respect.
Amicalement,
Pierre Bornais, Saint-Hyacinthe