Trois présentations marquantes ont structuré les discussions. Le registre des loyers présenté par l’organisme Vivre en ville s’avère un outil essentiel pour assurer une plus grande transparence et faciliter l’accès à des logements abordables. Le gel des loyers, pour un maximum d’un an, est proposé comme mesure temporaire afin de stabiliser le marché locatif en attendant des solutions durables. Finalement, la démarchandisation de l’immobilier inspirée par des modèles comme la fiducie foncière communautaire (FFC) du sénateur Bernie Sanders à Burlington vise à protéger jusqu’à 20 % des logements de la spéculation et à garantir leur accessibilité à long terme. Au Québec, la réalisation du Quartier Milton de Montréal concrétise cette action.
Les 40 participants ont priorisé plusieurs actions pour répondre à cette crise. Les Québécois doivent exiger des gouvernements la mise en place d’un registre des loyers obligatoire. Nous demandons que nos municipalités s’engagent à augmenter le nombre de logements abordables, notamment en réservant un pourcentage minimal de logements hors marché.
L’AQDR Richelieu-Yamaska et l’AQDR Granby demeurent des porte-flambeaux crédibles pour informer et initier des actions collectives et immédiates. Les solutions durables existent pour garantir à tous un accès à un logement digne et abordable. Nos initiatives s’inscrivent dans le plan d’action 2024-2029 du gouvernement caquiste La fierté de vieillir : faciliter l’accès à l’habitation pour vieillir à domicile. Reste à trouver chez nos décideurs la volonté d’agir.
Rosetta Bruno, présidente AQDR Richelieu-Yamaska, et Madeleine Lepage, présidente AQDR Granby