Marié et père de trois enfants, M. Pariseau déplore notamment la dégradation de la qualité de vie au Canada ces dernières années, exacerbée par la hausse des taux d’intérêt et du coût de la vie.
« Quand je me suis présenté en 2021, je disais aux citoyens que je rencontrais en faisant du porte-à-porte que leur loyer allait bientôt tripler en raison de l’inflation causée par les dépenses folles du gouvernement pendant la pandémie. Quatre ans plus tard, il est difficile de dire que je me suis trompé. Avec l’augmentation des taux d’intérêt, des prix des loyers et du coût de la vie en général, la vie est rendue très difficile pour beaucoup de monde. Les gens ont peur de ce qui s’en vient avec les tarifs et je les comprends », a-t-il mentionné au COURRIER.
L’homme de 49 ans dénonce également le laxisme dont le gouvernement fédéral ferait preuve en matière d’immigration. « Je comprends qu’avec la baisse de la natalité ici, on puisse se tourner vers l’immigration, mais la situation est devenue insoutenable. Les services d’immigration surchauffent. On vend du rêve aux demandeurs d’asile, mais quand ils arrivent ici, ils ne sont pas capables de trouver du travail. Nous n’aurions jamais dû laisser entrer autant de monde si rapidement. Ma femme est immigrante. Je sais très bien que beaucoup d’entre eux sont déçus de la réalité canadienne », affirme le candidat du PPC.
M. Pariseau estime que le Canada est dans une position précaire depuis le début de la guerre tarifaire avec les États-Unis et que le gouvernement fait fausse route en imposant des contre-tarifs.
« Il faut arrêter de s’autoflageller avec des contre-tarifs. C’est ridicule! Nous sommes une grenouille à côté d’un bœuf. On s’engage dans une guerre qu’on ne peut pas gagner. Ce n’est pas la bonne stratégie », estime-t-il.
Bien conscient que ses chances de l’emporter sont minces, M. Pariseau affirme qu’il fera néanmoins du porte-à-porte dans la circonscription lors de la campagne électorale pour, dit-il, montrer à la population qu’il y a une autre option aux libéraux et aux conservateurs. Il plaidera notamment pour que le gouvernement mette fin à la gestion de l’offre et impose un moratoire sur les nouveaux résidents permanents afin de s’attaquer à la crise du logement.