28 août 2025 - 03:00
Incendie d’une maison en rangée de quatre unités
Vingt personnes à la rue à Saint-Pie
Par: Adaée Beaulieu
Une vague de solidarité a déferlé dans la dernière semaine à Saint-Pie pour soutenir quatre familles qui se sont retrouvées à la rue après l’incendie d’une maison en rangée comptant quatre unités.

Le bilan du sinistre qui s’est déclaré un peu avant 3 h du matin le 22 août sur l’avenue Sainte-Cécile est lourd. Trois logements sont une perte totale et un quatrième a été endommagé par l’eau utilisée pour éteindre l’incendie.

Pas moins de 20 personnes, dont 10 enfants, ont dû être prises en charge par la Croix-Rouge au petit matin, même si quelques-uns ont rapidement pu trouver refuge temporairement chez des proches.

« Notre défi en pleine nuit a été d’abord de nous assurer que tout le monde avait été évacué », a expliqué Sylvain Daigneault, directeur du Service de sécurité incendie de Saint-Pie. Une dame a également été prise en charge par les secouristes parce qu’elle avait été incommodée par la fumée, mais elle n’a pas été conduite au centre hospitalier.

À l’arrivée des premiers pompiers sur l’avenue Sainte-Cécile, les flammes avaient déjà atteint la toiture d’une première unité et commençaient à se propager aux autres. Dès que l’évacuation complète des lieux a pu être confirmée, les pompiers se sont attaqués au brasier.

Une quarantaine de pompiers ont mis l’épaule à la roue. Outre ceux de Saint-Pie, des renforts sont venus de Saint-Hyacinthe, Saint-Dominique, Saint-Valérien-de- Milton, Saint-Césaire et Saint-Damase avec des hommes et des équipements.

L’incendie a pu être maîtrisé vers 7 h et ce n’est que vers 10 h 40 que les derniers pompiers ont retraité à la caserne.

Les dégâts sont considérables et, au moment de mettre sous presse, la cause du sinistre n’avait pas été communiquée.

La communauté se mobilise

Si la cause de leur malheur se fait toujours attendre, il en va autrement du support à l’égard des sinistrés. Rapidement, une chaîne de solidarité s’est déployée dans la municipalité.

« L’aide que les gens nous offrent fait toute la différence », a confié Marie-Sophie Gagnon en entrevue avec LE COURRIER, lundi.

La sinistrée et ses trois enfants de 2, 5 et 6 ans sont encore traumatisés de l’incendie qui aurait pris naissance à l’extérieur du condo voisin. « Ma plus vieille a entendu le crépitement et vu les flammes. Maintenant, dès qu’elle entend un bruit, elle pense qu’il y a le feu. Si nous l’avions sortie de sa chambre cinq minutes à peine plus tard, elle serait décédée », a raconté la maman encore bouleversée.

C’est grâce à l’intervention rapide et énergique d’un voisin, Alexandre Gareau, qui habite dans un édifice situé à l’arrière du sien, que les six occupants de l’unité de Mme Gagnon ont été alertés.

« Je ne me considère pas comme un héros contrairement à ce que les gens disent sur les réseaux sociaux. J’ai juste fait ce qu’il fallait faire. Si personne n’avait ouvert quand j’ai cogné à la porte cette nuit-là, je l’aurais défoncée », a déclaré l’homme dont l’immeuble a dû être évacué à titre préventif.

Mme Gagnon et les siens essaient toujours tant bien que mal de se remettre de leurs émotions. « La première nuit après l’incendie, je me suis à nouveau réveillée en sursaut. Je trouve pénible de voir les photos de notre maison partagée sur les réseaux sociaux, car je n’y suis pas retournée depuis l’incendie. »

Ayant perdu l’essentiel de ses biens, c’est avec émotion qu’elle a pris connaissance de l’élan de sympathie des Saint-Piens touchés par l’incendie. « Au moins une vingtaine de personnes m’ont contactée pour m’offrir des choses. L’école m’a aussi appelée et le CPE va faire une collecte de fonds », a-t-elle mentionné avec soulagement et reconnaissance.

Le lendemain de l’entrevue, il était prévu qu’elle se rende à l’organisme Entraide Saint-Pie pour obtenir des meubles, des vêtements et une aide alimentaire. L’organisme était aussi en contact avec le Centre d’action bénévole Région Saint-Hyacinthe et le Centre de la famille Saint-Pie.

La sœur de Mme Gagnon a aussi mis sur pied une campagne de sociofinancement sur la plateforme GoFundMe pour l’aider, et la solidarité s’est vite fait sentir. « Je vais être en arrêt de travail afin de tout gérer. Je veux que mes enfants aient tout ce qu’il faut pour la rentrée scolaire. »

D’autres initiatives du genre ont également été lancées sur la même plateforme pour venir en aide à d’autres familles sinistrées.

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