28 juillet 2022
La Maison de la Famille des Maskoutains
À la recherche de familles d’accueil pour les réfugiés ukrainiens
Par: Jérémy Bezeau
La Maison de la Famille des Maskoutains tente par tous les moyens de trouver des endroits où ferait bon vivre pour les réfugiés ukrainiens toujours en attente. Photo François Larivière | Le Courrier ©

La Maison de la Famille des Maskoutains tente par tous les moyens de trouver des endroits où ferait bon vivre pour les réfugiés ukrainiens toujours en attente. Photo François Larivière | Le Courrier ©

En étroite collaboration avec l’organisme du Congrès ukrainien de Montréal, la Maison de la Famille des Maskoutains est activement à la recherche de familles d’accueil dans le but d’offrir une place où vivre aux quelque 80 familles ukrainiennes toujours sans logement au Québec.

Le manque de logements disponibles à Saint-Hyacinthe est criant et ne permet pas d’accueillir des réfugiés ukrainiens. C’est pour cette raison que l’organisme maskoutain est à la recherche de familles d’accueil.

« On ne se le cachera pas, c’est difficile à l’heure actuelle de trouver des logements pour les Ukrainiens qui arrivent ici, surtout en raison du moment de l’année. On compte sur la bonne volonté des gens », soutient la responsable aux communications, Marthe Duhaime.

Si certains évoquent le possible manque de sécurité, cette solution temporaire est analysée en profondeur pour être certain que les réfugiés soient de bonne foi.

« Il s’agit d’une situation délicate, on le comprend. On ne demande pas aux gens de refaire leur sous-sol, seulement d’offrir une place pour dormir et vivre un minimum », affirme Mme Duhaime.

Un comité a vu le jour à Saint-Hyacinthe depuis le 1er juillet afin de tenter de subvenir aux besoins de base des réfugiés. « On essaie de leur donner des vêtements et des trucs de base », mentionne-t-elle.

Jumelages recherchés

L’organisme la Maison de la Famille des Maskoutains a également laissé savoir qu’il était à la recherche de parrains et de marraines pour les nouveaux arrivants qui sont au Québec depuis au moins six mois.

« Il y a de plus en plus de demandes. Nous avons un manque important pour arriver à avoir autant de bénévoles que de nouveaux citoyens intéressés par le programme », mentionne l’intervenante au jumelage interculturel, Maria del Carmen Leiva.

Prise en charge par un citoyen installé depuis longtemps au Québec, la famille d’un nouvel arrivant est invitée à partager ses expériences. « Le but est de voir les deux parties tisser des liens d’amitié au bout de six mois, au moment où nous arrêtons de faire les suivis mensuels », mentionne-t-elle.

Dans le but de briser l’isolement et d’agrandir son cercle social, le programme repose sur les personnalités des deux parties. « On tente toujours de jumeler les gens ayant les mêmes intérêts pour une meilleure intégration », conclut Mme del Carmen Leiva.

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