3 février 2022
ACEF Montérégie-Est : le calme avant la tempête?
Par: Sarah Villemaire
Coordonnateur de l’ACEF Montérégie-Est à Saint-Hyacinthe, Roger Lafrance, donnera une conférence virtuelle portant sur l’endettement et l’inflation le 8 février. Photothèque | Le Courrier ©

Coordonnateur de l’ACEF Montérégie-Est à Saint-Hyacinthe, Roger Lafrance, donnera une conférence virtuelle portant sur l’endettement et l’inflation le 8 février. Photothèque | Le Courrier ©

Alors que la pandémie a apporté son lot de problèmes financiers chez plusieurs, les demandes d’aide sont pourtant moins nombreuses qu’à l’habitude à l’Association coopérative d’économie familiale (ACEF) de la Montérégie-Est.

Établi depuis 15 ans sur le territoire, le bureau administratif de Saint-Hyacinthe associé à l’organisation offre principalement des services de consultations budgétaires.

Malgré le casse-tête financier qu’ont connu certaines personnes durant les derniers mois, peu d’entre elles sont venues cogner au bureau de Roger Lafrance, coordonnateur de l’ACEF Montérégie-Est à Saint-Hyacinthe. « Les gens que je rencontre auraient fini par m’appeler, pandémie ou non. Ce sont des personnes qui avaient des problèmes de surendettement qui n’ont pas été engendrés par la perte d’un emploi d’un secteur touché par la crise sanitaire, par exemple. Oui, les gens lèvent la main pour avoir de l’aide, mais ce n’est pas une nouvelle clientèle pour nous », affirme M. Lafrance.

Cette situation s’explique, selon le coordonnateur, par la mise en place des prestations canadiennes d’urgence pour les particuliers et les différents secteurs économiques touchés sécurisant ainsi les revenus des citoyens.

« Les gens qui ont perdu leur emploi ont pu avoir accès à des revenus offerts par le gouvernement. Avec tous les restaurants et les commerces qui étaient fermés en même temps, ils ont pu économiser et, par ce fait même, ne pas accumuler de dettes importantes », explique-t-il.

Comme le démontrent les données émises par Statistique Canada, le taux d’épargne des ménages au Québec a augmenté de 19,4 % en 2020 comparativement à 7 % en 2019.

2022, l’année de tous les maux

Bien que 2021 ait mis de l’avant les enjeux entourant la hausse des loyers et la pénurie de main-d’œuvre, l’inflation s’ajoutera à la liste de problèmes pour 2022. « L’inflation risque de rattraper la classe moyenne. Oui, il y a des salaires qui ont augmenté au fil de la dernière année, mais les factures vont coûter plus cher. Les gens devront se questionner sur leur façon de dépenser leur budget et on va être là pour les appuyer », soutient Roger Lafrance.

Mentionnons que le taux d’inflation au Québec a connu un sommet en novembre 2021 avec un taux de 5,2 %, alors que la moyenne canadienne enregistrait 4,7 %, selon Statistique Canada.

L’autre aspect à surveiller sera la hausse de la valeur immobilière sur le territoire où le prix médian d’une maison unifamiliale a augmenté de 23 % à Saint- Hyacinthe, pour s’établir à 346 000 $, selon les données enregistrées sur le site de Centris.ca.

Avec la hausse des taux d’intérêt anticipée, M. Lafrance reçoit présentement de nombreux appels sur le sujet. « La hausse des prix des maisons va être à surveiller en 2022, car ça risque de modifier le budget de bien des familles », conclut le coordonnateur.

image