5 mai 2022
Élections provinciales
Alexis Gagné-Lebrun se présente pour le Parti québécois
Par: Sarah-Eve Charland
L’investiture du candidat Alexis Gagné-Lebrun se tiendra le 6 mai.Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

L’investiture du candidat Alexis Gagné-Lebrun se tiendra le 6 mai.Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Impliqué depuis longtemps dans les coulisses du Parti québécois, Alexis Gagné-Lebrun sort de l’ombre pour tenter d’accéder à l’Assemblée nationale en se présentant à l’élection provinciale du 3 octobre dans la circonscription de Saint-Hyacinthe.

Âgé de 41 ans, Alexis Gagné-Lebrun présente une longue feuille de route. Il a à son actif une maîtrise en physique, une en éducation et une autre en économie. Il a aussi complété un diplôme court en administration publique. Depuis 12 ans, il enseigne la physique au Cégep de Saint-Hyacinthe. Il occupe aussi les fonctions de représentant syndical.

Impliqué dans le Parti québécois depuis une vingtaine d’années, M. Gagné-Lebrun occupe depuis 2017 le poste de président de la commission politique du parti et participe ainsi à la coordination de toute l’animation politique au niveau national. De plus, il a occupé le poste de conseiller politique pendant quelques mois au moment où Pauline Marois était à la tête du gouvernement.

Il s’est d’ailleurs toujours plu à jouer un rôle dans les coulisses, ne cherchant pas à se trouver à l’avant-plan. « J’étais très à l’aise dans les coulisses. Pour moi, il y a une question de cohérence avec mes valeurs, dont celle de l’indépendance du Québec. Un peu avant la dernière élection, il y avait une volonté de recentrer le Parti québécois là-dessus. On n’a pas de lunettes roses. On sait très bien que la population ne place pas l’indépendance en priorité. Nous, on pense que ça amènerait des différences dans la vie du monde. Pour moi, c’est très motivant. »

Plusieurs enjeux l’ont poussé à se lancer en politique, dont celui qui touche l’accès au réseau des Centres de la petite enfance (CPE), la protection de la langue et la lutte aux changements climatiques. « C’est l’ensemble de ces enjeux-là, donc les enjeux sociaux, linguistiques et climatiques pris à travers le prisme de l’indépendance, qui m’a motivé à me présenter », poursuit-il.

Au niveau local, il s’intéresse aux enjeux agricoles dans une optique d’atteindre une plus grande autonomie alimentaire. Il lance plusieurs idées. Il appuie sans réserve la création d’une zone d’innovation agroalimentaire et vétérinaire, notamment.

La place du Parti québécois dans la circonscription

Le Parti québécois s’était retrouvé au troisième rang des votes, derrière la candidate de Québec solidaire, à l’élection provinciale de 2018. Le candidat Daniel Breton avait récolté 15,64 % des voix. Bien que l’élection du dernier député du Parti québécois remonte à 2012, M. Gagné-Lebrun croit qu’il y a une ouverture dans la circonscription.

« Au dernier mandat, la CAQ a gagné parce que le monde ne voulait plus du parti libéral au gouvernement. Il y a eu un grand mouvement. Je comprends le monde d’avoir voulu se débarrasser des libéraux. Cela dit, c’est fait. Maintenant, on doit se demander : qu’est-ce qu’on veut comme gouvernement? Qu’est-ce qu’on veut comme prise de parole? J’ai l’intention de mettre de l’avant des enjeux qui ne le sont pas en ce moment », répond-il.

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