25 août 2022
Alfa Romeo Stelvio Veloce : l’italien dynamique
Par: Marc Bouchard
Photo Alfa Romeo

Photo Alfa Romeo

On aime Alfa Romeo. On l’aime pour le style, d’abord, parce que clairement les véhicules sont dessinés dans un style on ne peut plus européen. On l’aime aussi pour le dynamisme de conduite. Ces deux qualités s’appliquent, sans aucun doute, au Stelvio, l’utilitaire sport compact qu’Alfa propose.

Bien sûr, la version Veloce, malgré son nom qui signifie vitesse, n’est ni la plus rapide ni la plus dynamique de la gamme. Ce privilège appartient à la version Quadrifoglio, dont la puissance est nettement supérieure. Le Veloce n’est tout de même pas en reste, avec son moteur 4 cylindres 2,0 litres turbo dont les 280 chevaux sont capables de se déclencher avec une certaine aisance.

Il faut cependant insister un peu. Car le Stelvio, comme tous les véhicules Alfa Romeo, dispose de plusieurs modes de conduite qui permettent, ou non, de pousser le bouchon un peu plus loin. Ces modes, que l’on classe sous l’appellation DNA, viennent en effet modifier la réaction du moteur.

Le D, c’est le dynamique. Celui qui permet au véhicule d’afficher sa planche de bord en rouge, et qui donne un petit coup de pouce dans les accélérations. En fait, il modifie la réponse de l’accélérateur et de la transmission pour plus d’impact.

Le N, c’est le normal. Rien à signaler donc, alors que le véhicule se comporte correctement, sans excès. Quant au A, il signifie Advanced Efficiency. Il correspond au mode économique du véhicule et multiplie les efforts pour réduire la consommation, rendant les accélérations moins percutantes et poussant plus fort sur la désactivation des cylindres. En gros, c’est le mode le moins stimulant, mais le moins coûteux en carburant.

Il est donc facile de prévoir lequel de ces réglages permet de tirer le maximum du Stelvio. Je l’avoue, j’ai peut-être un peu abusé du mode dynamique lors de mon essai, surtout lorsque mes randonnées me conduisaient spécifiquement sur les routes de campagne. Car l’Alfa Romeo Stelvio, c’est un véhicule qui aime se faire conduire avec une autorité.

La direction est précise et le comportement de la caisse du véhicule est totalement maîtrisé. Il suffit alors de trouver la bonne trajectoire et le véhicule s’engagera sans difficulté et suivra les directions qu’on lui donne. Mieux, les suspensions conçues pour ce genre de conduite maintiendront la voiture dans sa plus grande stabilité.

Ce qui, en revanche, est un vilain défaut sur des routes moins percutantes. Le plus bel exemple, et les gens de la région comprendront, c’est le célèbre pont qui enjambe la rivière Richelieu entre Mont-Saint-Hilaire et Beloeil. Précisons qu’il s’appelle Arthur-Branchaud, à simple titre d’information.

Bref, ce pont dispose de joints d’expansion largement proéminents au-dessus de la chaussée, ce qui constitue un test efficace pour les suspensions de tout acabit. Dans ce contexte, et peu importe le mode de conduite choisi, les suspensions du Stelvio laissaient ressentir une véritable vibration, un peu comme lorsqu’on frappe quelque chose de métallique sur du verre. Rien de majeur, mais un simple petit désagrément qui rend cette portion de route, et toutes ses semblables, moins agréables.

Habitacle intéressant

Même si ses dimensions semblent moins imposantes que ses rivaux, le Stelvio ne s’en laisse pas imposer. Il propose un coffre de 524 litres et la capacité d’abaisser les sièges de deuxième rangée pour un peu plus d’espace. Le dégagement pour les occupants avant est intéressant, même si les places arrière sont un peu plus étroites.

Heureusement, les commandes et le tableau de bord sont agréables. Pour contrôler la climatisation et les autres fonctions, le Stelvio conserve trois molettes, plus faciles à maîtriser que les commandes tactiles souvent nébuleuses de certains compétiteurs. L’écran tactile de 8,8 pouces monté sur le tableau de bord peut également être contrôlé par un gros contrôleur rotatif sur la console, de manière similaire au système de BMW. Le levier de vitesses électronique est également inspiré du système BMW. Il faut cependant avouer que l’écran semble un peu petit dans cette planche de bord stylée.

Dernier détail, et non le moindre, le bouton de démarrage du Stelvio n’est pas sur la planche de bord, mais directement monté sur le volant. C’est totalement inutile d’un point de vue pratique, mais c’est tellement cool!

Raffiné, avec un design qui fait tourner les têtes et une plateforme rigide, le Stelvio est certainement un véhicule conçu pour animer les enthousiastes. Et si vous n’êtes pas convaincus, prenez-en le volant. Si vous aimez conduire, vous serez séduit!

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