19 juin 2025 - 03:00
Andréanne Gagné: une autre touche maskoutaine parmi les Roses de Montréal
Par: Le Courrier
Membre de l’équipe de direction, la Maskoutaine et ancienne joueuse de soccer Andréanne Gagné contribue à sa façon aux succès des Roses de Montréal. Photo gracieuseté
Membre de l’équipe de direction, la Maskoutaine et ancienne joueuse de soccer Andréanne Gagné contribue à sa façon aux succès des Roses de Montréal. Photo gracieuseté
Directrice Culture et finances des Roses de Montréal, Andréanne Gagné met à profit son expérience d’ancienne athlète et ses compétences en gestion pour contribuer à la mise sur pied du club professionnel de soccer féminin au sein de la Super Ligue du Nord (SLN). Pour elle, c’est un peu le meilleur des deux mondes.

Originaire de Saint-Hyacinthe, Andréanne Gagné a connu d’emblée un parcours de joueuse de soccer de haut calibre. « J’ai commencé avec des équipes de quartier, avec l’Inter de Saint-Hyacinthe à l’époque. Par la suite, j’ai progressé en sélection régionale, représentant Richelieu- Yamaska, puis j’ai évolué avec les équipes du Québec, le centre national, les équipes nationales et l’équipe du Québec semi-professionnelle », raconte-t-elle.

Elle a ensuite transmis sa passion en créant une académie de futsal en compagnie de son conjoint. En parallèle, Mme Gagné a réalisé des études universitaires en relations internationales, puis un diplôme de deuxième cycle en gouvernance du sport et antidopage. La Maskoutaine a aussi œuvré dans la gestion de patrimoine pour des athlètes de haut niveau. Ce rare mélange de vécu sportif et d’expertise organisationnelle l’a naturellement menée à se joindre aux Roses de Montréal.

Si les Roses peuvent compter sur le savoir-faire d’une Maskoutaine en dehors du terrain, elles ont aussi la chance de pouvoir profiter du talent de deux joueuses de Saint-Hyacinthe dans leur alignement, soit la gardienne de but Gabrielle Lambert et Mégane Sauvé, à titre de cocapitaine de la formation.

Un rôle sur mesure

L’arrivée d’Andréanne Gagné dans l’organisation des Roses s’est faite de façon informelle. Cela est arrivé à travers des discussions avec la directrice générale Annie Larouche. « Il n’y a pas eu d’affichage de postes des Roses au début. Le but était de construire l’organigramme avec les meilleurs profils », précise Andréanne Gagné.

En tant que directrice Culture et finances, elle est responsable à la fois du volet humain et de la gestion budgétaire. Elle supervise notamment l’embauche, la rédaction des politiques internes et le lien avec la direction sportive sur les contrats de joueuses. « La culture, c’est tout ce qui touche aux RH [ressources humaines]. C’est une nouvelle entreprise. Donc, on part un peu d’une carte blanche. »

Sur le plan financier, elle voit à l’ensemble des opérations budgétaires : le respect des budgets en général, les budgets par département, les budgets en handicap salarial, la revue des états financiers, les opérations financières quotidiennes de l’entreprise et bien d’autres.

Ses journées sont toujours chargées et la routine n’en fait pas partie. « On ne s’ennuie pas, ça c’est sûr. Ce que j’aime, c’est que c’est très différent d’une journée à l’autre. »

Même si l’ancienne joueuse a accroché ses crampons depuis un bon moment, elle garde un lien émotionnel avec la pratique de ce sport. « La joueuse en moi aimerait encore pouvoir être à ce niveau et présente sur le terrain », avoue-t-elle.

Andréanne Gagné assiste parfois aux entraînements, mais elle se sent parfaitement à sa place dans son rôle actuel. Elle ne prévoit pas de se rapprocher du personnel d’entraîneurs. « Je ne pense pas que dans mon équilibre familial, ce serait possible. Ce n’est pas mon rôle non plus. » Son implication se fait plutôt en partageant, à l’occasion, son vécu de joueuse dans une approche collaborative. « Ce qui est bien chez les Roses de Montréal, c’est que l’opinion de tout le monde est considérée. Tout le monde a sa chance de partager ses expériences et son point de vue. »

Alors que la Ligue professionnelle féminine de soccer en est à sa première saison, Andréanne Gagné croit en son potentiel de croissance. Elle souligne l’importance d’un développement structuré et voit grand pour les Roses de Montréal. « Les ambitions du club sont quand même assez grandes. C’est un défi emballant de pouvoir contribuer au quotidien à construire une équipe gagnante de haut niveau. »

Après neuf matchs, les Roses occupaient la première place au classement général de la SLN avec une fiche de cinq victoires, deux défaites et deux matchs nuls.

Par Vincent Larue

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