Les Lions ont été sacrés champions de l’ECHL devant une foule record de 4777 spectateurs au Colisée Vidéotron, samedi, à Trois-Rivières, à la suite d’une victoire de 4 à 1 face au Walleye de Toledo. Beauregard a d’ailleurs inscrit le premier but des siens dans cette ultime victoire.
« Ça représente quand même beaucoup pour moi [de soulever la Coupe Kelly]. La dernière fois que j’avais gagné les séries, c’était dans le junior », lance l’attaquant de 29 ans en se remémorant sa conquête de la Coupe du Président – aujourd’hui appelée le Trophée Gilles-Courteau – avec les Foreurs de Val-d’Or en 2014.
« De le faire après ce qui est arrivé l’année passée, alors qu’on ne savait pas si l’équipe allait revenir ou pas, c’est vraiment incroyable », ajoute l’ancien des Gaulois de Saint-Hyacinthe en évoquant l’incertitude qui planait au-dessus de l’avenir des Lions il y a à peine un an.
Un meneur sur la glace
Anthony Beauregard a joué un rôle clé dans les succès des Lions cette saison. Durant le calendrier régulier, il a été le meilleur pointeur de l’équipe avec une récolte de 67 points en 67 matchs, ce qui le plaçait même au 10e rang du classement des meilleurs joueurs de l’ECHL. En séries, il a poursuivi sur sa lancée avec 10 buts et 8 mentions d’aide, à égalité avec son coéquipier Alex Beaucage au sommet chez les Lions.
« C’est le fun, surtout que l’année passée, je n’avais pas eu la saison que j’aurais voulue. J’avais eu une blessure qui m’avait fait rater un peu plus d’un mois et quand j’étais revenu, je n’avais pas autant de confiance que j’en ai eu cette année. Cette saison, ça a bien commencé et les entraîneurs m’ont fait confiance. Quand tu joues en confiance, ça aide. Puis, en ayant une équipe gagnante, ça paraît aussi dans les statistiques des joueurs. »
Le club trifluvien a terminé la saison au 5e rang de l’ECHL avec une fiche de 45 victoires en 72 matchs, bon aussi pour le 3e rang de la Conférence de l’Est.
En séries, les Lions ont notamment vaincu les champions des trois dernières années, les Everblades de la Floride, pour faire leur chemin jusqu’en finale.
« C’était un beau défi [cette série en demi-finale]. C’est une équipe qui avait beaucoup plus d’expérience que nous en séries. On s’est concentrés sur ce qu’on pouvait faire pour gagner. On était jeunes, mais on avait confiance en tout le monde dans l’alignement. On a été capables d’aller chercher deux grosses victoires sur la route dès le départ contre eux et ça nous a mis en confiance pour la suite », relate Anthony.
L’esprit d’unité qui régnait au sein du vestiaire des Lions a d’ailleurs été un facteur important dans les succès de l’équipe, croit le hockeyeur de Saint-Damase.
« Le lien de famille qu’on a créé, c’est ce qui nous a aidés à passer à travers les hauts et les bas de la saison et à travers les séries. On voulait se battre l’un pour l’autre. »
Cette conquête est aussi significative, sinon plus que celle qu’il avait vécue avec les Foreurs de Val-d’Or dans la LHJMQ il y a 11 ans. « L’ECHL, c’est un grind. Tu voyages beaucoup plus que dans le junior et tu joues contre des hommes. Le feeling est semblable [quand tu gagnes les séries], mais d’avoir réussi à le faire au niveau professionnel, c’est quelque chose de gros pour moi. D’avoir pu le faire à Trois-Rivières en plus, avec ma famille et ma copine qui étaient là, c’était assez spécial », conclut-il.