16 décembre 2021
Attendre l’ambulance pendant quatre heures avec une hanche cassée
Par: Laurent Théoret

Dans la soirée du 4 décembre, Claire Laplante, une dame de 76 ans de Saint-Valérien-de-Milton, a vécu un véritable enfer. Après avoir chuté à la sortie du bain, elle a attendu près de quatre heures l’arrivée d’une ambulance.

C’est son fils Jocelyn Laplante qui a joint LE COURRIER pour dénoncer la situation insensée. En tombant, sa mère s’est fracturé la hanche, chose dont elle était convaincue, pour l’avoir déjà vécu par le passé. Fort heureusement que son mari et les premiers répondants de la Municipalité de Saint-Valérien ont pu lui prêter assistance pendant cette interminable et pénible attente. « Elle a vécu un vrai moment de stress et d’angoisse en restant par terre tout ce temps », raconte Jocelyn Laplante.

Indigné par ce long délai, Jocelyn Laplante n’en revient toujours pas. « Ce que je n’ai pas encore digéré, c’est de voir ma mère couchée par terre pendant quatre heures. En plus, les répartiteurs nous ont dit plusieurs fois que notre cas n’était pas prioritaire. Mais quand on appelle une ambulance, ce n’est pas pour attendre si longtemps. »

Mme Laplante a pu être opérée avec succès le lundi 6 décembre.

Un concours de circonstances

Selon le service de transport hospitalier Dessercom, qui dessert une bonne partie de la Montérégie, il ne s’agit que d’un concours de circonstances. Sur le territoire, au moment de l’appel, il y avait deux équipes d’ambulanciers prêtes à intervenir. « C’est vraiment un cas isolé », assure le coordonnateur aux communications de Dessercom, Francis Brisebois, en ajoutant que l’entreprise tente malgré tout de les éviter autant que possible.

Concernant la chaîne d’événements, il précise qu’une première équipe avait été dépêchée vers le domicile de Mme Laplante peu après le premier appel. Elle ne s’est toutefois jamais rendue à destination puisque des cas classés plus urgents se sont multipliés. Cotée de priorité quatre sur huit par les répartiteurs (zéro étant la cote la plus prioritaire), Mme Laplante a dû attendre son tour jusqu’à ce que son état de santé et de nouveaux symptômes incitent les secouristes à réviser leur classement. Précisons qu’aucune équipe de soutien n’était disponible à Saint-Hyacinthe ou ailleurs pour intervenir plus rapidement.

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