14 Décembre 2023 - 03:00
Biophilia applaudi par le milieu
Par: Sarah-Eve Charland
La construction de l’immeuble Biophilia devrait débuter en 2024 et se poursuivre sur une période de deux ans. Photo gracieuseté�

La construction de l’immeuble Biophilia devrait débuter en 2024 et se poursuivre sur une période de deux ans. Photo gracieuseté

La construction du projet Biophilia devrait débuter en 2024 grâce à une subvention de près de 15 M$ de la Ville de Saint-Hyacinthe. Plusieurs commerçants du centre-ville accueillent positivement cette nouvelle, même si certaines inquiétudes persistent quant aux effets des travaux de construction sur les activités économiques du quartier.

« Ça va être un choc pour certains d’entre nous. Il faut en être conscient parce que ces deux années risquent d’être difficiles pour certaines personnes. C’est 139 cases de stationnement qui ne seront pas accessibles pendant la construction », a affirmé le président de la Société de développement commercial (SDC) centre-ville Saint-Hyacinthe et copropriétaire de la boutique Strauss, Stéphan Rhéaume, lors du point de presse qui s’est tenu la semaine dernière annonçant le projet immobilier.

Rappelons que le projet Biophilia se composera de 178 unités de logement abordable. Il prendra forme sur le stationnement municipal adjacent au Centre des arts Juliette-Lassonde au centre-ville de Saint-Hyacinthe.

La Ville assure que des mesures seront prises afin de minimiser les impacts du chantier de construction qui s’étendra sur deux ans. Bien que l’ensemble des cases de stationnement seront remplacées à terme, elles ne seront pas accessibles pendant les travaux. « Le même processus qui a été fait pour les travaux au centre-ville l’été dernier sera à nouveau mis en place, le même exercice et les mêmes rencontres. Je suis certain que ça va bien se passer », répond le conseiller municipal du district Cascades, Jeannot Caron.

La directrice générale adjointe du Centre des arts Juliette-Lassonde, Anouk Charbonneau, est d’ailleurs rassurée par cette stratégie. « [Le projet en tant que tel], c’est une très bonne nouvelle. À terme, tout a été pensé pour qu’il y ait du stationnement. On en est conscients qu’il y aura des ennuis pendant la construction. On a connu quelques chantiers depuis deux ans. Honnêtement, ça s’est très bien passé avec la Ville, autant concernant la gestion des travaux que les stationnements alternatifs. Ça nous rend confiants pour la suite, même si on sait que ce ne sera pas facile. »

Étant propriétaire de plusieurs bâtiments au centre-ville, le Groupe Robin a été appelé à commenter la nouvelle. « Les besoins sont présents et les taux d’occupation très élevés sont un bon indice qu’il manque de logements sur le territoire. Vincent Lainesse est un homme d’affaires respecté et son projet arrive à un moment où les besoins sont monstres », souligne la présidente du Groupe Robin, Nellie Robin.

Est-ce que l’engagement financier de la Ville pourrait inciter le Groupe Robin à proposer des projets de logements abordables? Nellie Robin répond que les nouveaux immeubles à logements du Groupe Robin seront composés à 10 % de logements abordables, mais sans aide de la Municipalité.

L’organisme à but non lucratif spécialisé dans la gestion d’immeubles à logements sociaux et abordables, Interloge, sera propriétaire du bâtiment et en assurera la gestion. L’entreprise à but lucratif Biophilia Développement Durable, fondée par Vincent Lainesse et Dominic Rodier, s’occupe du montage financier, des recherches d’appuis et de partenaires et coordonne les étapes de réalisation. Les services de Biophilia sont donc payés à titre d’honoraires professionnels par Interloge.

En plus de l’appui financier de la Ville de Saint-Hyacinthe à hauteur de 15 M$, les promoteurs comptent sur une subvention issue d’un partenariat entre Desjardins et le gouvernement du Québec pour financer en grande partie le projet estimé à 69 M$.

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