2 juin 2022
BMW iX, extrême dans tous les sens
Par: Marc Bouchard
Photo BMW

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Les voitures électriques évoluent, c’est clair. Elles vont finir par être plus nombreuses et plus accessibles. Elles offriront aussi une autonomie plus importante et seront vraisemblablement bardées de technologies en tout genre. Pour y arriver cependant, il faut compter sur les voitures de luxe pour être un peu pionnières dans ce domaine.

C’est un peu ce que BMW a voulu faire en lançant le BMW iX, un véhicule utilitaire sport 100 % électrique dont les capacités ne se décrivent qu’avec enthousiasme. Car il faut bien l’avouer, 521 kilomètres d’autonomie et 516 chevaux de puissance dans un VUS de la taille d’un X5 a de quoi impressionner.

Son prix aussi, diront les mauvaises langues, puisqu’il faut compter près de 90 000 $ de base pour l’obtenir. Et quelque 117 000 $ pour mettre la main au volant de l’édition que j’ai conduite. Si l’on fait toutefois abstraction de cette notion terre à terre, il faut bien avouer que le BMW iX a de quoi impressionner.

Puissance et autonomie

La première des qualités du véhicule, c’est sa batterie. Une batterie lithium-ion de 111,6 kWh (dont 105 environ sont exploitables). Cela place la BMW dans le créneau des Tesla de ce monde et lui fait largement dépasser la classique moyenne d’autonomie de ses rivales. En gros, selon BMW, avec une recharge complète, on pourra franchir quelque 521 kilomètres.

Évidemment, une telle taille de batterie exige une recharge qui dure 11 heures sur une borne à domicile. Toutefois, rares sont les fois où vous la brancherez alors qu’elle sera complètement vide. Bien sûr, le véhicule peut aussi se recharger sur les bornes de niveau 3 (pas les plus rapides cependant, à ma grande surprise) et il m’a fallu plus d’une heure pour récupérer quelque 50 % de ses capacités sur une borne de 100 kWh. On aurait aimé un peu plus rapide, mais on ne se plaindra pas.

Le moteur (ou les moteurs, devrais-je dire, car la présence du rouage intégral indique la présence de moteurs à l’avant et à l’arrière) déploie quelque 516 chevaux et 564 livres-pied de couple. Ça ne vous dit rien? Sachez que cela permet un 0-100 km/h en 4,7 secondes pour un véhicule qui pèse un peu plus de 2500 kilos. Placé en mode Sport, le véhicule vous enfonce littéralement dans votre siège, rien de moins.

Évidemment, la conduite est douce quand on le souhaite, surtout avec la présence de suspensions adaptatives. La direction est relativement précise, et on apprécie l’étonnant freinage. Il serait faux de prétendre qu’on ne ressent pas la lourdeur de l’ensemble, mais la légèreté et la rigidité du châssis, qui mélange aluminium et fibre de carbone, permettent de compenser largement.

En gros, on conduit une BMW, une vraie. Une grosse, mais une vraie. Bien qu’une version M60 soit aussi disponible avec des données encore plus étonnantes, la M50 de mon essai suffisait largement.

Technologie à gogo

La déception, elle provient probablement de mon âge. Car le BMW iX regorge, voire déborde, de technologies. Des systèmes d’aide à la conduite les plus récents au système de son de 30 haut-parleurs qui transforment le cockpit en salle de spectacle, tout est pensé et spectaculaire.

Mais il y en a beaucoup. Parfois trop. La reconnaissance gestuelle, par exemple, exige une certaine pratique pour être maîtrisée. En gros, agitez les doigts devant l’écran et vous pourrez changer les postes, augmenter le volume ou d’autres fonctions préprogrammées.

La liste des commandes disponibles avec l’assistant virtuel est aussi très longue, tout comme les possibilités de configuration avec le BMW ID qui permet à votre véhicule de vous reconnaître et de s’adapter à vos besoins. On trouve même une caméra de selfie à qui il suffit de sourire pour avoir une jolie photo de vous au volant (ce qui a du sens une fois, mais pas trop souvent).

Ces commandes et de multiples autres exigent donc un apprentissage imposant qui m’a un peu découragé.

En revanche, il faut saluer le confort exceptionnel des sièges de cuir de grande qualité. La remarquable finition de boiseries de mon modèle d’essai complétait l’atmosphère à merveille. L’usage de boutons transparents rappelant des cristaux n’était pas toujours du plus bel effet, mais c’est un détail.

Un mot aussi pour le volant, qui n’est pas rond, mais quasi carré et offre un gros boudin qui exige une prise en main particulière. Et une excellente note pour l’espace, incluant l’espace de chargement qui m’a permis de transporter plus de marchandises que j’aurais pu croire.

Oui, il est cher, le BMW iX. Mais il est efficace, confortable et rien de moins que spectaculaire. N’est-ce pas exactement ce qu’on recherche dans une BMW?

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