16 mars 2017
Cet artiste dont la musique restait en tête sans vouloir s’arrêter
Par: Olivier Dénommée

L’amour que porte Antoine Corriveau pour la scène intimiste du Zaricot lui est bien rendu par le public maskoutain et en particulier par Joëlle Turcotte, copropriétaire et programmatrice, qui le place confortablement au sommet de ses coups de cœur. Photo LePetitRusse

L’amour que porte Antoine Corriveau pour la scène intimiste du Zaricot lui est bien rendu par le public maskoutain et en particulier par Joëlle Turcotte, copropriétaire et programmatrice, qui le place confortablement au sommet de ses coups de cœur. Photo LePetitRusse

Coïncidence ou pas, plus les cheveux d’Antoine Corriveau allongent, plus sa musique séduit. Il en va de même pour ses titres d’album : après Les ombres longues, l’auteur-compositeur-interprète a lancé Cette chose qui cognait au creux de sa poitrine sans vouloir s’arrêter l’automne dernier, un troisième album adulé par la critique. Antoine Corriveau sera bientôt de passage à un de ses endroits préférés à Saint-Hyacinthe, Le Zaricot.

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Les choses ont dramatiquement accéléré depuis son passage aux Francouvertes en 2012, alors qu’il ne s’était rendu qu’en demi-finale : Antoine Corriveau est devenu aujourd’hui un artiste incontournable de la scène indépendante au Québec, reconnu pour une musique sombre et des textes poignants. « Le spectacle du nouvel album est bien reçu, de nouvelles personnes commencent à nous suivre chaque fois », remarque l’auteur-compositeur-interprète, précisant qu’il s’est bien entouré pour la nouvelle tournée, avec des cordes et des cuivres.

Depuis la sortie de son dernier opus, Antoine Corriveau ne manque pas de projets, lui qui signe sa première réalisation d’album avec Avant la mort des fleurs cueillies de Mat Vézio, à paraître le 17 mars, et qui siège sur le jury des 21es Francouvertes. « Je fais mes premiers pas comme juge : je trouve que c’est un beau projet, et qu’il faut des couilles pour se compromettre comme ça en 2017 », estime l’ancien participant.

Amours maskoutains

« J’aime jouer au Zaricot, un endroit agréable avec un public de qualité, mais j’aime aussi faire un tour au disquaire Fréquence », précise Antoine Corriveau, pour qui ce sont les deux incontournables du centre-ville. Cet amour semble réciproque, puisque le public se fait de plus en plus nombreux à chaque passage. Son spectacle du samedi 18 mars à 20 h ne devrait pas faire exception.

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