6 janvier 2022
COVID-19 : de mal en pis à Honoré-Mercier
Par: Maxime Prévost Durand
L’Hôpital Honoré-Mercier de Saint-Hyacinthe commence la nouvelle année sous pression. Le nombre d’hospitalisations liées à la COVID-19 ne cesse de grimper et l’urgence déborde depuis plusieurs jours.

Mardi, pas moins de 47 personnes infectées à la COVID-19 recevaient des soins à l’hôpital maskoutain, une hausse de 19 patients en comparaison à la semaine précédente. De ce nombre, six se trouvaient aux soins intensifs. Un nouveau décès associé à la COVID-19 a d’ailleurs été rapporté dans la région maskoutaine ces derniers jours.

À cela s’ajoute une urgence qui affiche un taux d’occupation de plus de 138 %. Face à ce fort achalandage, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Montérégie-Est a demandé à la population de se rendre à l’urgence seulement lorsqu’une personne présente une situation « instable et critique » qui requiert des soins.

Au cours des derniers jours, plusieurs personnes se seraient présentées dans les hôpitaux pour obtenir un test de dépistage de la COVID-19, un renouvellement de prescription qui peut être fait par son pharmacien ou obtenir une attestation médicale pour leur employeur. « Nous demandons à la population de ne pas se présenter à l’urgence pour ces raisons », a indiqué le CISSS de la Montérégie-Est par voie de communiqué lundi.

Pendant ce temps, la hausse des cas de COVID-19 se poursuit toujours dans la région. La Direction de santé publique de la Montérégie rapportait mardi 877 cas actifs confirmés à travers la MRC des Maskoutains, dont 580 à Saint-Hyacinthe. Ces chiffres ne comprennent toutefois pas les personnes qui ont obtenu un résultat positif après avoir utilisé un test rapide d’autodépistage à la maison. Ces cas, non déclarés, ne sont pas pris en considération dans les statistiques officielles. Les personnes qui ont un résultat positif à un test rapide doivent néanmoins considérer qu’ils sont atteints de la COVID-19 et suivre les consignes d’isolement recommandées.

Par ailleurs, il a été annoncé en début de semaine que la période d’isolement est réduite à cinq jours au lieu de dix pour les personnes doublement vaccinées atteintes de la COVID-19, à condition que les symptômes s’améliorent et qu’il se soit écoulé plus de 24 heures sans avoir de fièvre. Leurs contacts à risque élevé doivent aussi s’isoler pendant cinq jours pour surveiller l’apparition de symptômes. Elles peuvent ensuite sortir de leur isolement, mais porter le masque cinq autres jours et respecter une distanciation de deux mètres lors de leurs interactions sociales. Pour les non-vaccinés, la période d’isolement reste de dix jours.

Le gouvernement a également indiqué qu’en raison des enjeux dans les centres de dépistage, les tests PCR sont désormais réservés uniquement à certaines clientèles prioritaires. Pour la population en général, une personne qui développe des symptômes doit donc se tourner uniquement vers les tests rapides, bien qu’ils soient toujours des denrées rares, pour savoir si elle est atteinte de la COVID-19. « En cas d’impossibilité d’accès à ces tests, ces personnes seront considérées comme des personnes atteintes de la COVID-19 et devront suivre les consignes d’isolement en vigueur », a fait savoir le ministère de la Santé et des Services sociaux.

Conscient que les pharmacies peinent à recevoir de nouveaux tests rapides présentement, Québec a confirmé que de nouvelles quantités seront mises à la disposition de la population prochainement. L’Association québécoise des pharmaciens propriétaires a toutefois tenu à préciser que ces tests ne seront pas livrés avant la semaine du 10 janvier. « Nous nous attendons à ce que la majorité des pharmacies ait reçu des tests le mardi 11 janvier, a indiqué l’organisation. Nous demandons aux citoyens de ne pas se déplacer ou appeler en pharmacie avant cette date. »

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