30 décembre 2021
Près de 800 cas confirmés dans la région
COVID-19 : les hospitalisations explosent
Par: Maxime Prévost Durand
Pas moins de 26 personnes positives à la COVID-19 doivent recevoir des soins à l’Hôpital Honoré-Mercier, un nombre trois fois plus élevé qu’il y a une semaine. Photothèque | Le Courrier ©

Pas moins de 26 personnes positives à la COVID-19 doivent recevoir des soins à l’Hôpital Honoré-Mercier, un nombre trois fois plus élevé qu’il y a une semaine. Photothèque | Le Courrier ©

En l’espace d’une semaine, les hospitalisations liées à la COVID-19 ont triplé à l’Hôpital Honoré-Mercier. En date de mardi, 26 personnes infectées devaient recevoir des soins, dont quatre aux soins intensifs, indiquent les plus récentes données.

Pendant ce temps, le nombre de cas actifs confirmés continue d’augmenter de façon exponentielle dans la région. Au moins 783 personnes sont présentement atteintes de la COVID-19 à travers la MRC des Maskoutains, selon le recensement de la Direction de santé publique de la Montérégie. De ce nombre, on rapporte 530 cas à Saint-Hyacinthe uniquement. C’est près de trois fois plus de cas que la semaine précédente pour la ville-centre.

Aux alentours, on rapporte 35 cas actifs à Saint-Pie, 30 à La Présentation, 26 à Saint-Valérien-de-Milton et à Saint-Liboire, 21 à Saint-Dominique, 20 à Sainte-Hélène- de-Bagot, 16 à Saint-Jude, 14 à Sainte- Madeleine, 13 à Saint-Damase, 12 à Saint-Simon et 10 à Sainte-Marie-Madeleine. Les municipalités de Saint-Hugues, Saint-Louis, Saint-Marcel-de-Richelieu et Saint-Bernard-de-Michaudville en comptent moins de dix et Saint-Barnabé-Sud dénombre moins de cinq cas.

Devant cette hausse incessante, les délais pour se faire dépister sont de plus en plus longs. Mardi, il n’était pas possible d’obtenir un rendez-vous avant le 5 janvier au centre de dépistage de Saint-Hyacinthe, soit huit jours plus tard.

Par ailleurs, le gouvernement du Québec a précisé dans les derniers jours que seules les personnes ayant des symptômes s’apparentant à ceux de la COVID-19 doivent prendre rendez-vous dans un centre de dépistage. « Si vous n’avez pas de symptômes, il est inutile de vous rendre dans un centre de dépistage, indique-t-il dans sa documentation officielle. Si vous avez été en contact avec quelqu’un qui a la COVID-19, isolez-vous et observez vos symptômes. Si des symptômes apparaissent, allez vous faire dépister. »

Il est même encouragé d’utiliser un test rapide d’abord, lorsqu’on y a accès.

Les soignants touchés

L’Hôpital Honoré-Mercier compte évidemment quelques cas de COVID-19 parmi son personnel, une situation qui affecte certains étages ou départements plus que d’autres. Selon nos informations, l’oncologie aurait été particulièrement touchée.

Au moment de mettre sous presse, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Montérégie-Est ne faisait pourtant état d’« aucune éclosion active à l’Hôpital Honoré-Mercier ».

« Pour qu’il y ait déclaration d’éclosion, il faut qu’il y ait un lien épidémiologique dans l’acquisition des cas. On doit parler d’infection nosocomiale et non communautaire », a précisé la conseillère aux relations médias Marianne Paquette, avant d’ajouter que « la situation peut changer rapidement ». Le dépistage des patients et des employés irait toutefois bon train, nous dit-on.

Mardi, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, a annoncé que les travailleurs de la santé qui sont positifs à la COVID-19, mais asymptomatiques, pourront continuer de travailler dans certaines circonstances.

Une liste de priorité et une gestion des risques dicteront quels travailleurs pourront rester en poste même après un résultat positif. « Ça va être du cas par cas, en fonction de chacune des situations propres à chaque région », a-t-il déclaré en point de presse.

M. Dubé a précisé que cette mesure était mise en place pour éviter des bris de services et davantage de délestage, car cela pourrait causer des dommages permanents pour les usagers. Les modalités de cette nouvelle mesure n’avaient pas été détaillées. Celle-ci devrait également s’étendre à d’autres travailleurs essentiels.

Bientôt la dose de rappel pour tous

Déjà accessible aux personnes de 60 ans et plus, aux doubles vaccinés AstraZeneca et aux travailleurs de la santé notamment, la troisième dose de vaccin contre la COVID-19 sera bientôt accessible à tous. Depuis hier, le personnel du milieu scolaire, les travailleurs de la sécurité publique (policiers, pompiers, agents correctionnels) et les travailleurs des organismes communautaires du secteur de la santé et des services sociaux peuvent déjà prendre un rendez-vous pour obtenir leur dose de rappel.

Quant à la population en général, un calendrier a été établi à compter du 4 janvier pour procéder par groupe d’âge pour la prise de rendez-vous. Les 55-59 ans seront les premiers à pouvoir s’en prévaloir, le 4 janvier. Ils seront suivis des 50-54 ans (6 janvier), des 45-49 ans (10 janvier), des 40-44 ans (12 janvier), des 35-39 ans (14 janvier), des 30-34 ans (17 janvier), des 25-29 ans (19 janvier) et finalement des 18-24 ans (21 janvier).

Les personnes non vaccinées ont toujours la possibilité de prendre rendez-vous pour une première dose. Dans le Réseau local de santé (RLS) Richelieu-Yamaska, dont le territoire couvre les régions de Beloeil, Saint-Hyacinthe et Acton Vale, 78,5 % de la population totale est adéquatement vaccinée, alors que 84,9 % a reçu au moins une dose.

À Saint-Hyacinthe, le site de vaccination se trouve dorénavant aux Galeries St-Hyacinthe, à l’entrée du Buropro Citation. La prise de rendez-vous se fait toujours par l’entremise du portail Clic Santé.

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