31 Décembre 2015
Dans nos archives
Par: Martin Bourassa
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Le décès d’un Maskoutain marquant, et encore davantage quand il est question d’un ­politicien, nous ramène à tout coup dans le passé.

L’inévitable fouille dans les ­archives n’est pas dénuée d’intérêt. Les rappels dignes de mention y sont ­nombreux. C’est entre autres le cas quand on revisite les découpures de presse de la campagne électorale ­municipale de 1992.

Le programme électoral de Clément Rhéaume était certes ambitieux. Il ­proposait de créer un fonds monétaire pour venir en aide aux PME, tout comme l’élargissement et la modernisation du tunnel de la rue Girouard. Il souhaitait ­également poursuivre la valorisation des boues de l’usine d’épuration pour les rendre aptes à l’épandage sur les terres agricoles, ce que permettra de faire 25 ans plus tard l’usine de biométhanisation.

Au niveau de la gestion des déchets, il était en faveur de l’entreprise privée.

En éducation, il militait déjà pour l’idée du campus universitaire autour du cégep et de la faculté de médecine vétérinaire, une idée toujours d’actualité.

En 1992, il était aussi préoccupé par les bouchons de circulation dans le secteur du Cégep, provoqués par la présence d’une seule voie d’accès. C’est fou de penser que plus de 20 ans plus tard, ce problème reste encore entier. C’est surtout complètement aberrant de constater que l’idée de doter notre cégep d’une seconde voie d’accès est apparue dans le plan triennal de la Ville pour la première fois en 1982.

Cela fera donc bientôt 35 ans qu’on en parle! Franchement ridicule.

Enfin, on retiendra aussi ce dernier ­commentaire de M. Rhéaume au sujet de la MRC, une instance qu’il n’a jamais particulièrement appréciée. « Quand je vais là, je me croise les bras. Il y a même des maires qui n’ont jamais posé de ­questions. Qu’est-ce que je peux retirer de la MRC? Y a rien à faire là, j’ai tous les ­services ici à l’Hôtel de Ville. C’est une structure lourde qui ralentit le ­développement économique de Saint-­Hyacinthe et nous met des bâtons dans les roues. » Clément Rhéaume avait peut-être bien des défauts, mais il n’avait surtout pas la langue de bois!

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