En tout, cinq échanges avec autant d’équipes ont été réalisés par le Bataillon lors de cette journée, dont deux majeurs avant même la première sélection du club maskoutain au repêchage.
Le capitaine Louick Marcotte a d’abord été échangé au Cool FM de Saint-Georges avec un choix de 7e ronde en 2026 en retour de l’attaquant Maxime Chagnon et d’un choix de 3e ronde. Chagnon vient du même coup rejoindre son frère, Yanik, qui fait déjà partie de l’alignement de Saint-Hyacinthe.
Quelques instants plus tard, le Bataillon a transigé avec l’Assurancia de Thetford pour aller chercher le vétéran Francis Beauvillier – le frère d’Anthony, qui évolue avec les Capitals de Washington – et Thomas Vézina ainsi que deux choix de repêchage. L’équipe maskoutaine offrait en échange les attaquants Vincent Milot-Ouellet et Logan Costenaro ainsi que son choix de 1re ronde, le troisième de la séance de sélection.
« On a travaillé pendant des mois pour aller chercher Beauvillier, qui est un gars de la place qu’on voulait depuis un bout. C’est un très bon vétéran dans la ligue », a commenté le codirecteur général du Bataillon, Maxim Lapierre, en parlant de cet échange.
Même si elle laissait partir son premier choix de repêchage, en plus de deux joueurs, l’organisation de Saint-Hyacinthe était prête à faire ce compromis.
« Pour nous, la priorité était d’aller chercher Beauvillier parce que le joueur qu’on repêche, ça ne veut pas dire qu’il va être là dès l’an prochain. C’était important pour nous d’avoir une valeur sûre tout de suite », a ajouté Lapierre.
Le Bataillon a tout de même pris la parole en 1re ronde à la suite d’un autre échange, avec Jonquière cette fois, où il a concédé Sammy Carbonneau et un choix de 2e ronde.
« On a quand même travaillé fort pour avancer au repêchage et obtenir un choix en première ronde après une transaction, a noté Maxim Lapierre. Ça nous a permis de sélectionner Tyler Higgins, qui est un très bon défenseur. Il est en train de décider s’il va venir jouer avec nous la saison prochaine ou s’il va continuer de jouer [en Suisse]. »
Le codirecteur général du Bataillon a reconnu que certaines décisions menant à ces échanges avaient été crève-cœur, particulièrement celle qui a mené au départ de son capitaine, Louick Marcotte.
« Ça a été difficile de faire cet échange parce qu’on sait que Marcotte est un très bon joueur de hockey. Il avait été le MVP de la ligue [en 2023-24]. Par contre, un joueur comme Chagnon, c’est exactement ce qu’on veut pour notre équipe. C’est un gars qui se présente chaque soir, qui a un bon coup de patin et qui amène le jeu à un autre niveau », a soutenu Lapierre.
« Avec les transactions, on avait la chance de former une équipe qui représente la culture qu’on veut avoir, avec plus de vitesse et de robustesse et des joueurs qui travaillent fort. On a fait un pas dans la bonne direction avec les acquisitions qu’on a faites », a-t-il complété.
Un deuxième Zachary Gravel
Une dizaine de joueurs ont aussi été repêchés par le Bataillon lors de l’encan de la LNAH. Du nombre, un nom a particulièrement retenu l’attention : celui de Zachary Gravel, un homonyme du joueur vedette du Bataillon la saison dernière.
« Ça nous a fait rire, s’est exclamé Maxim Lapierre. Ce n’est même pas un stunt. C’est vraiment un bon joueur de hockey. On trouvait ça quand même drôle. On a appelé Zach (celui qui fait déjà partie de l’organisation) et il nous a dit : il y en a juste un qui est blond! »
Parmi tous les joueurs qui ont été repêchés, il serait étonnant d’en voir évoluer avec le Bataillon dès la saison prochaine. Il est cependant prévu que certains joueurs qui avaient été repêchés l’an dernier s’ajoutent à l’alignement de l’équipe cet automne, a fait savoir Maxim Lapierre.
Guillaume Latendresse présent au repêchage
Plutôt discret depuis qu’il a annoncé une pause de ses activités professionnelles l’automne dernier afin de prendre soin de sa santé mentale, Guillaume Latendresse a fait une rare apparition publique en étant présent autour de la table du Bataillon de Saint-Hyacinthe lors du repêchage de la LNAH.
Celui qui est copropriétaire et codirecteur général de l’équipe avec Maxim Lapierre semblait tout sourire à l’aube de la séance de sélection.
Durant les séries éliminatoires, en mars, LE COURRIER avait également remarqué la présence de Latendresse dans la loge du Bataillon lors de certains matchs.
« Le plus important dans son cas, c’est de s’amuser, et le Bataillon, ça lui amène du plaisir justement, a témoigné son bon ami Maxim Lapierre. Il n’y a pas de pression. C’est notre bébé. On est en train de construire quelque chose de le fun et on va le revoir à l’aréna cette année, c’est certain. »