6 juin 2024 - 03:00
Sélectionnés pour le Festival canadien du cinéma jeunesse
Des élèves de l’école Casavant rayonnent avec leurs courts-métrages
Par: Maxime Prévost Durand
Sur la photo, les dix élèves de l’école Casavant dont les courts-métrages ont été retenus au Festival canadien du cinéma jeunesse. À l’avant, Léa Marseille, Viviane Brouillard, Juan Sebastian Wagner et Thomas Lavoie; dans la deuxième rangée, Megan Lévesque, Magdalen Boulanger, Léa Turcotte et Raphaël Gelesko; puis à l’arrière, Ariel Brabant et Alek Lemay. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Sur la photo, les dix élèves de l’école Casavant dont les courts-métrages ont été retenus au Festival canadien du cinéma jeunesse. À l’avant, Léa Marseille, Viviane Brouillard, Juan Sebastian Wagner et Thomas Lavoie; dans la deuxième rangée, Megan Lévesque, Magdalen Boulanger, Léa Turcotte et Raphaël Gelesko; puis à l’arrière, Ariel Brabant et Alek Lemay. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Quatre courts-métrages produits par des élèves de l’école secondaire Casavant ont été sélectionnés parmi les finalistes du Festival canadien du cinéma jeunesse, dont le gala se tiendra en ligne le 15 juin. Un rayonnement aussi réjouissant qu’inattendu pour la dizaine d’adolescents impliqués dans ces projets.

Le coiffeur (Juan Sebastian Wagner), L’homme (Ariel Brabant, Thomas Lavoie et Raphaël Gelesko), Headphones (Léa Turcotte, Léa Marseille, Alek Lemay et Ariel Brabant) et Encitrouillé (Viviane Brouillard, Megan Lévesque et Magdalen Boulanger) figurent parmi la liste de 36 courts-métrages qui ont été retenus à travers l’ensemble du pays.

Ces mini-films d’une durée d’environ deux minutes, créés pour la majorité par des finissants de la concentration en arts dans un cadre scolaire, avaient d’abord été présentés lors de la soirée court-métrage de l’école Casavant, le 30 avril. Le public qui assistait à cette soirée était invité à voter pour ses coups de cœur dans quatre catégories, soit le meilleur image par image (stop motion), le meilleur court-métrage, la meilleure construction d’histoire et la recherche visuelle la plus originale. Un total de 18 petits films avaient été projetés durant cette soirée et huit d’entre eux avaient été soumis au festival – deux par catégorie – à la suite du vote du public. Du nombre, quatre seront finalistes au concours canadien, un résultat au-delà des attentes.

« C’est certain que ça nous rend fières de voir que ça peut se rendre aussi loin », souligne Megan Lévesque, qui signe Encitrouillé avec Viviane Brouillard et Magdalen Boulanger. Le trio avait d’ailleurs obtenu une note parfaite de 100 % dans le cadre de son cours pour son film. « Déjà ça, ça nous rendait fières », ajoute-t-elle.

Pour peaufiner leur projet, les élèves ont été accompagnés par Keven Vaillant, un ancien élève de Casavant qui est aujourd’hui réalisateur de films. Mais ce sont les adolescents qui ont tout fait de A à Z, autant pour le tournage et le montage que pour l’écriture, les rôles d’acteurs et parfois même la musique, souligne l’enseignante Stéphanie Blouin Bérard, responsable du projet.

Parmi les représentants de l’école Casavant, seul Juan Sebastien Wagner ne fait pas partie de la concentration en arts. L’élève de secondaire 1, inscrit en volet multimédia, s’est cependant senti interpellé lorsqu’il a entendu parler du concours de courts-métrages.

« Je fais des petits films chez moi depuis toujours, donc quand j’ai vu le concours, j’ai décidé d’y participer aussi », lance le plus jeune finaliste du groupe, dont le court-métrage Le coiffeur est présenté sous la forme d’un stop motion en lego regroupant près de 375 photos. L’histoire raconte de façon comique la visite d’un client insatisfait chez le coiffeur.

Headphones et Encitrouillé tournent pour leur part autour de la thématique de l’Halloween puisque les élèves les ont réalisés lors de cette période de l’année dans le cadre de leur cours d’art plastique. Headphones suit un personnage dont les écouteurs semblent hantés à travers des scènes captées au centre-ville de Saint-Hyacinthe. Dans Encitrouillé, une femme se fait poursuivre par d’autres personnages dont les corps sont possédés par des citrouilles, un peu à la manière des zombies.

Il y a aussi L’homme, un stop motion réel créé à partir de plus de 1000 photos, où l’on suit un homme qui se prépare à aller à un premier rendez-vous avec fébrilité.

À lui seul, Ariel Brabant a contribué à trois de ces films. L’élève aux multiples talents apparaît notamment à l’écran dans Headphones et L’homme, deux courts-métrages pour lesquels il a été impliqué dans le processus de création. Il a aussi été invité à apporter sa touche à Encitrouillé en créant une trame sonore pour cet autre film, comme il l’a aussi fait pour Headphones en réponse à l’interdiction d’utiliser des chansons qui existaient déjà pour des raisons de droit d’auteur.

En voyant leur film être présenté au Festival canadien du cinéma jeunesse, les élèves de l’école Casavant pourraient mettre la main sur une bourse allant jusqu’à 250 $. Quatre prix seront remis parmi tous les finalistes du secondaire – deux pour le 1er cycle et deux pour le 2e cycle –, puis un prix coup de cœur du public sera aussi décerné. Les films seront présentés en ligne sur la page du festival (cinemajeunesse.ca) du 15 juin au 15 juillet.

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