12 mai 2016
Des nouvelles du CISSSME
Par: Rémi Léonard

Louise Potvin, PDG du CISSSME. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Louise Potvin, PDG du CISSSME. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Plus d’un an après la création du Centre intégré de santé et de services sociaux de la Montérégie-Est (CISSSME), qui a regroupé en une seule entité administrative les territoires de Richelieu-Yamaska, Sorel-Tracy et Pierre-Boucher, la PDG de l’organisation, Louise Potvin, a rencontré pour une rare fois les médias afin de faire le point sur plusieurs dossiers majeurs dans la région maskoutaine.

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L’urgence

L’agrandissement de l’urgence à l’hôpital Honoré-Mercier est toujours une priorité pour le CISSSME, mais aucun signal récent n’a été reçu du Ministère pour faire débloquer le dossier. « Le projet est ­préparé, mais pas encore choisi », résume Louise Potvin. Elle admet pourtant que l’urgence est « un petit environnement qui n’est plus fonctionnel ». La position du CISSSME reste de prioriser à la fois l’agrandissement de l’urgence de l’hôpital Honoré-Mercier et celle de Pierre-Boucher.

La députée de Saint-Hyacinthe Chantal Soucy a interpellé le ministre de la Santé et des Services sociaux sur la question le 27 avril. Gaétan Barrette s’est contenté de promettre qu’une équipe procède « dans les meilleurs délais » à l’évaluation des installations à Honoré-Mercier pour mettre à jour sa classification de vétusté. D’ici là, la PDG du CISSSME se rabat sur des « mesures d’accommodation ». À court terme, 13 lits pourront être ajoutés grâce à des transferts de personnel.

Siège social

Justement, le déménagement de certains postes administratifs vers le nouveau siège social du CISSSME, aux portes du CLSC des Maskoutains, est en voie d’être complété. La construction du centre ­administratif Gauthier avait été commandée par l’ancien Centre de santé et de ­services sociaux Richelieu-Yamaska. Il loge comme prévu 120 employés du CISSSME. Bien que le siège social du CISSSME soit localisé à Saint-Hyacinthe, des cadres sont évidemment répartis à travers le territoire, comme à Longueuil et à Sorel.

La fusion

Avec l’application de la loi 10, la dernière année en a été une de « restructuration administrative » dans un premier temps et ensuite de « réorganisation clinique », indique Louise Potvin. Le nombre de cadres a fondu de 26 %, passant de 545 avant la fusion à 403 au mois de mars 2016, soit bien au-delà de la cible fixée par la loi à 456, et ce, à cause de l’ampleur des compressions budgétaires, a précisé la PDG. Une soixantaine de postes en soutien ont cependant été ajoutés depuis la réorganisation, a-t-elle confirmé.

Compte tenu de l’ampleur du territoire du CISSSME, le fait de regrouper des postes administratifs a fait augmenter considérablement les déplacements sur la route. À l’avenir, la vidéoconférence sera privilégiée pour réduire les allées et venues des cadres.

Les super-cliniques

Après sa refonte administrative, le ­ministre Barrette veut maintenant miser sur les super-cliniques, a-t-il annoncé le 25 avril. Impossible pour le CISSSME de confirmer si Saint-Hyacinthe aura une super-clinique tant que le Ministère n’aura pas dévoilé ses plans. Gaétan Barrette a cependant indiqué lors de l’annonce que la province en comptera 50 d’ici 2018, en fonction de la densité de population.

Avec 510 000 personnes desservies, le CISSSME est parmi les centres intégrés les plus populeux de la province et devrait normalement en compter quelques-unes sur son territoire. Quant à Saint-Hyacinthe, elle se classe au 18e rang des plus grandes villes du Québec en termes de population.

Les futures super-cliniques seront ­rassemblées autour d’un groupe de médecine familiale (GMF), qui bénéficieront de ressources pour employer plus de professionnels et ainsi offrir davantage de services. Il y a actuellement trois GMF sur le territoire maskoutain, un près de l’Hôpital Honoré-Mercier, un près de l’Hôtel-Dieu et un autre à La Providence.

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