C’est avec émotions que la fondatrice de l’organisme maskoutain, Hélène Beauregard-Lachance, et l’équipe de bénévoles avaient appris qu’elles devaient quitter le presbytère pour le 31 décembre 2024. Sans endroit où aller, la dissolution de l’organisme était imminente.
Au début du mois de décembre, certains biens avaient déjà été liquidés, mais Mme Beauregard-Lachance cherchait toujours preneur pour une machine à coudre. Elle a donc eu l’idée de contacter le Collège Saint-Maurice, qui offre des cours de couture. C’est alors que la directrice de l’établissement secondaire privé, Karine Gamache, a voulu en savoir plus sur l’organisme. Après une visite à l’ancien local, elle a été convaincue que l’organisme devait être préservé. Elle a alors offert à la fondatrice de lui réserver un espace au troisième étage de l’ancienne maison-mère des Sœurs de la Présentation de Marie appartenant désormais au Collège et d’orchestrer le déménagement. « Nous étions toutes éberluées », a raconté Mme Beauregard-Lachance.
Des travaux étaient néanmoins nécessaires pour transformer trois chambres de religieuses en atelier et une quatrième en rangement. Avant le temps des fêtes, le matériel de l’organisme a donc été entreposé dans d’autres chambres entre-temps.
Le déménagement devait d’abord se faire à la fin février, mais une question d’assurances a étiré les démarches jusqu’au 19 mars. Dès le lendemain, le nouveau local a été aménagé et les couturières ont repris du service le 24 mars. Ce sont 90 % d’entre elles qui étaient de retour pour prêter main-forte. « L’espace est convivial et lumineux. Nous pouvons voir les autres travailler. Nous nous sommes tout de suite senties chez nous », a affirmé la fondatrice.
Pour poursuivre la mission de l’organisme, plusieurs chandails qui avaient été remis à des bénévoles ont été récupérés et du nouveau matériel nécessaire à la confection a été acheté. De plus, une fondation associée au Collège Saint-Maurice a accepté de débourser la somme nécessaire à l’acquisition de trois nouvelles machines à coudre. Leur valeur est d’environ 300 $ chacune.
Malgré cette importante transition, Hélène Beauregard-Lachance s’est réjouie que la distribution des courtepointes n’ait pas cessé à l’unité d’oncologie. L’organisme espère pouvoir recevoir prochainement de nouveaux chandails puisque le Relais pour la vie a eu lieu en juin.
D’ici là, l’organisme est à la recherche de quelques bénévoles à temps partiel. Il n’est pas nécessaire de savoir coudre. Si vous êtes intéressé, vous pouvez composer le 450 778-9174 ou écrire à l’adresse courriel doudou-reconfort@gmail.com.