20 janvier 2022
Au Manoir Saint-Damase et à la Maison Marie-Luce-Labossière
Éclosions importantes, symptômes modérés
Par: Maxime Prévost Durand
La quasi-totalité des résidents du Manoir Saint-Damase a attrapé la COVID-19 dans les derniers jours et près de la moitié de ceux de la Maison Marie-Luce-Labossière ont aussi contracté la maladie. Heureusement, aucun cas grave n’a été rapporté. Photos Robert Gosselin | Le Courrier ©

La quasi-totalité des résidents du Manoir Saint-Damase a attrapé la COVID-19 dans les derniers jours et près de la moitié de ceux de la Maison Marie-Luce-Labossière ont aussi contracté la maladie. Heureusement, aucun cas grave n’a été rapporté. Photos Robert Gosselin | Le Courrier ©

Épargnées jusqu’ici depuis le début de la pandémie, deux résidences privées pour aînés de la région, le Manoir Saint-Damase et la Maison Marie-Luce-Labossière, ont été frappées de plein fouet par la vague Omicron. Heureusement, même si elles ont été touchées par des éclosions majeures, leurs résidents ont été pris seulement de symptômes modérés et aucun n’est décédé.

Au Manoir Saint-Damase, 34 des 36 résidents ont reçu un résultat positif à la COVID-19 depuis le 6 janvier, date à laquelle un premier cas a été détecté. Tout le personnel a aussi été affecté, tout comme les propriétaires, France et Gaëtan Deschênes. Un seul résident, déjà aux prises avec une condition médicale, a été hospitalisé de façon préventive, mais il a été retourné presque immédiatement à la RPA.

Du côté de la Maison Marie-Luce-Labossière, près de la moitié des résidents de la section RPA – il y a aussi une section ressource intermédiaire – ont été déclarés positifs à la COVID-19, tout comme plusieurs employés. En début de semaine, on comptait 38 cas parmi les quelque 80 résidents.

« Personne n’a de signes ou de symptômes majeurs, ce qui est une bonne nouvelle », a indiqué Yves Desjardins, vice-président Opérations chez Excelsoins, le groupe qui opère la Maison Marie-Luce-Labossière.

Le son de cloche est le même au Manoir Saint-Damase, où aucun résident n’a été atteint de symptômes graves. Une bonne journée de sommeil suffisait pour la plupart à se remettre sur pied, a spécifié Gaëtan Deschênes.

« Grosso modo, on s’en sort bien », a-t-il souligné lorsque joint par LE COURRIER mardi. Il a par ailleurs ajouté que l’ensemble des résidents avait déjà reçu une troisième dose de vaccin.

« Depuis le début de la pandémie, on n’avait jamais eu de cas. On était fiers de ça, mais là, ça nous est rentré dedans », a soutenu le propriétaire du Manoir Saint-Damase.

Il lui était difficile d’identifier la façon dont cette éclosion a débuté. « On se pose des questions sur comment ça a pu rentrer, a-t-il affirmé en évoquant différentes hypothèses. À un moment, on ne le sait plus et il faut arrêter de se poser des questions, mettre l’épaule à la roue et passer au travers. »

M. Deschênes a souligné « l’excellent travail » du CLSC des Maskoutains, qui leur a fourni tout l’équipement nécessaire pour faire face à cette éclosion. « On a eu un service cinq étoiles. C’est rassurant parce qu’il nous manquait de l’équipement et c’est arrivé dans le temps de le dire », a-t-il relaté.

À la Maison Marie-Luce-Labossière, un premier cas avait été détecté au sein de la section ressource intermédiaire durant les fêtes. Le virus s’est ensuite propagé, tant chez des résidents que chez des employés, jusqu’à faire son chemin dans la section RPA où la contamination s’est poursuivie.

Par ailleurs, quelques autres résidences privées pour aînés de Saint-Hyacinthe sont également touchées par des cas de COVID-19 ces jours-ci, mais de façon moins importante.

La Résidence Bourg-Joli, qui avait déjà dû combattre une éclosion à l’automne 2020, comptait en début de semaine 22 cas parmi sa centaine de résidents. La chaîne Chartwell affichait quant à elle huit cas à la résidence Sainte-Marthe et sept aux Jardins de la Gare. Dans les autres RPA du territoire maskoutain, des cas isolés étaient aussi répertoriés aux Jardins d’Aurélie (deux cas), aux Jardins de la Yamaska (un cas) et à la résidence Saint-Thomas (un cas).

Un décès à l’Hôtel-Dieu

Le Centre d’hébergement de l’Hôtel-Dieu-de-Saint-Hyacinthe, qui avait été durement touché en début de pandémie, a de son côté rapporté un premier décès en lien avec une nouvelle éclosion qu’il combat depuis le début de l’année.

En début de semaine, pas moins de 29 cas étaient toujours détectés parmi les résidents de différentes unités du CHSLD maskoutain. Un enjeu de personnel est également soulevé avec l’absence de plusieurs employés qui sont positifs à leur tour.

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