25 août 2022
Éducateurs et enseignants recherchés
Par: Sarah-Eve Charland
Malgré les enjeux de main-d’œuvre, le Centre de services scolaire de Saint-Hyacinthe est confiant que chaque classe aura un enseignant à la rentrée des classes. Photothèque | Le Courrier ©

Malgré les enjeux de main-d’œuvre, le Centre de services scolaire de Saint-Hyacinthe est confiant que chaque classe aura un enseignant à la rentrée des classes. Photothèque | Le Courrier ©

La pénurie de main-d’œuvre s’intensifie au Centre de services scolaire de Saint-Hyacinthe (CSSSH). À quelques jours de la rentrée des classes, prévue le 30 août, il restait encore des centaines de postes à pourvoir en service de garde et en enseignement.

Les postes les plus complexes à pourvoir, ce sont les éducateurs en service de garde, reconnaît le directeur général du CSSSH, Jean-Pierre Bédard. Ce sont des postes à temps coupés et offrant en moyenne moins de 15 heures de travail par semaine. Ils sont moins attrayants, admet-il.

Le CSSSH compte 478 postes d’éducateur en service de garde et en service de garde classe principale. En date du 23 août, 212 de ces postes demeuraient à pourvoir. Il restait également deux postes vacants de technicien en service de garde sur une trentaine.

« On est dans les mêmes eaux comparativement à l’année dernière. [Le recrutement] se termine toujours au niveau local, c’est-à-dire dans les environs des écoles. Quand le personnel arrive, on publicise qu’il nous manque tant de monde en service de garde. C’est par du bouche-à-oreille qu’on règle le [problème] habituellement. On espère bien pourvoir tous les postes comme l’année dernière », tente de rassurer M. Bédard.

Certaines écoles, dont l’école Sainte-Rosalie, ont notamment partagé des annonces sur les réseaux sociaux afin d’attirer du personnel en service de garde. L’équipe de dotation du CSSSH travaille activement au recrutement et à l’embauche de candidats, ajoute la porte-parole du CSSSH, Esther Charrette. D’autres initiatives ont été mises en place, comme des blitz de recrutement afin d’accélérer le traitement des candidatures.

Le CSSSH compte également sur l’implication du personnel de soutien tel que les techniciens en éducation spécialisée, secrétaires ou préposés aux élèves handicapés. Puisqu’il s’agit majoritairement d’horaires fractionnés en service de garde, « il est donc facile pour les membres de notre personnel de faire quelques heures avant ou après leur horaire habituel. Ce sont souvent les membres du personnel de soutien qui connaissent déjà nos élèves, qui s’impliquent en offrant quelques heures au service de garde », ajoute Mme Charrette.

Pénurie d’enseignants

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, avait assuré dans les médias qu’un enseignant se retrouverait devant chaque classe à la rentrée scolaire. « C’est noble, commente M. Bédard. On le souhaite aussi. On pense être en mesure d’y arriver. Au moment où on se parle, il reste quelques postes vacants. On s’affaire à les pourvoir à travers des blitz de recrutement, de la formation à nos enseignants non légalement qualifiés et des initiatives très locales. Somme toute, ça avance relativement bien. »

Certaines écoles présentent des situations plus critiques que d’autres. Le 23 août, l’école secondaire Fadette a publié une annonce sur les réseaux sociaux indiquant qu’elle recherchait des enseignants en anglais, en arts plastiques, en français, en histoire et en sciences.

« Disons que c’est une tendance présente au cours des dernières années. La rentrée scolaire vient nous insécuriser. On veut au moins avoir un adulte devant l’enfant à la rentrée. Je vois les chiffres évoluer de jour en jour. On a eu deux blitz où on a réussi à pourvoir des postes. Je demeure optimiste. Quand on compare à l’année passée, à la même heure et la même date, on est dans les mêmes eaux », dit M. Bédard.

Entre autres, le CSSSH a intégré un programme de formation visant les personnes ayant un baccalauréat disciplinaire qui souhaite enseigner. Ces personnes sont invitées à suivre une formation concentrée sur trois jours afin de connaître les réalités du CSSSH. Ce qui était un projet pilote l’année dernière est maintenu de façon permanente.

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