19 janvier 2023
Championnat mondial de hockey féminin des moins de 18 ans
Éloïse Caron savoure la médaille d’or avec le Canada
Par: Maxime Prévost Durand
Éloïse Caron célèbre la médaille d’or remportée par le Canada au Championnat du monde de hockey féminin des moins de 18 ans. Photo Ann Richer

Éloïse Caron célèbre la médaille d’or remportée par le Canada au Championnat du monde de hockey féminin des moins de 18 ans. Photo Ann Richer

Le rêve est devenu réalité pour Éloïse Caron. La hockeyeuse maskoutaine a savouré la médaille d’or au Championnat mondial de hockey féminin des moins de 18 ans, dimanche, alors que le Canada a signé une victoire de 10 à 0 en finale face à la Suède, pays hôte de la compétition.

« C’est la meilleure fin qu’on aurait pu souhaiter. On allait là en se disant qu’on voulait ramener l’or et c’est ce qu’on a fait », s’est exclamée l’attaquante de 17 ans lorsque jointe par LE COURRIER mardi, au lendemain de son retour au pays.

Juste par le sourire dans sa voix, on sentait qu’Éloïse Caron était toujours sur un nuage près de 48 h après avoir vécu le plus grand moment de sa carrière sportive.

« Même si ça s’est terminé par un gros pointage, c’était incroyable de pouvoir célébrer la victoire qui nous donnait une médaille d’or. De pouvoir vivre ça avec mes parents [qui avaient fait le voyage] en plus, c’était juste magique. »

Malgré cette victoire écrasante en finale et une fiche parfaite dans le tournoi, le Canada a connu de l’adversité dans son parcours au Championnat mondial des moins de 18 ans. En demi-finale, la formation canadienne a tiré de l’arrière 2 à 1 jusqu’en milieu de 3e période face à la Finlande. Heureusement, Alex Law a marqué le but égalisateur avec un peu plus de sept minutes à faire au match, puis elle est revenue à la charge en prolongation pour envoyer les représentantes de l’unifolié en finale de la médaille d’or.

Éloïse Caron reconnaît avoir été surprise de la performance finlandaise, surtout que les Canadiennes avaient facilement disposé de cette même équipe 8 à 0 en ronde préliminaire.

« On ne voulait pas que ça se reproduise en finale, donc on est arrivées très prêtes en finale contre la Suède », a-t- elle commenté.

Sur le plan personnel, la Maskoutaine de 17 ans a été limitée à une récolte d’un but en cinq matchs dans le tournoi. Elle a fait vibrer les cordages face à la Finlande justement, dans la fameuse victoire de 8 à 0. Sur un jeu de puissance en toute fin de rencontre, elle a profité d’un retour de lancer pour faire scintiller la lumière rouge.

« Même si c’était le 8e but, c’était le fun de compter son premier but dans un tournoi international », a lancé Éloïse au bout du fil en se remémorant la scène.

Il faut dire que son rôle avec le Canada était un peu moins flamboyant que celui auquel elle est habituée au sein de la ligue collégiale féminine D1 du RSEQ avec les Titans du Cégep de Limoilou, où son talent offensif est mis à profit. Avec l’équipe canadienne, elle a transité entre le deuxième et le troisième trio.

« Avec Limoilou, je suis plus une joueuse offensive, tandis que là, j’étais utilisée dans d’autres phases de jeu parce qu’il y avait plein de filles offensives dans l’équipe. Ça a fait en sorte que j’ai été utilisée dans différents rôles. J’ai joué en avantage numérique et en désavantage numérique. Je pense que ça va m’aider pour quand je vais jouer avec Limoilou, d’avoir vécu cette expérience. »

Le retour à la routine sera d’ailleurs assez rapide pour Éloïse puisque les Titans joueront leur prochain match le vendredi 20 janvier (demain) et elle y prendra part, à peine cinq jours après la conquête qu’elle a vécue avec le Canada.

« J’ai hâte de retourner avec mes coéquipières. On a une bonne équipe cette saison et on a des chances d’aller loin en séries, je crois. Ce serait le fun de mériter les honneurs avec les Titans aussi », souligne Éloïse en faisant allusion à la 2e place de son équipe au classement collégial féminin D1.

Maintenant qu’elle a goûté au calibre international, Éloïse Caron ne demande qu’à répéter l’expérience. « La prochaine étape serait l’équipe canadienne des moins de 21 ans, raconte celle dont c’était la dernière année d’éligibilité avec les moins de 18 ans. Je ne pense pas que ce sera tout de suite l’an prochain, mais c’est un objectif que j’ai. »

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