17 février 2022
Bassiste pour Klô Pelgag, membre du groupe zouz et porteur d’un projet solo
Étienne Dupré multiplie les projets depuis caltâr-Bateau
Par: Maxime Prévost Durand
Le bassiste saint-pien Étienne Dupré accompagne Klô Pelgag depuis plus de quatre ans, en plus de mener différents autres projets, dont avec son groupe zouz. Photo Camille Gladu-Drouin

Le bassiste saint-pien Étienne Dupré accompagne Klô Pelgag depuis plus de quatre ans, en plus de mener différents autres projets, dont avec son groupe zouz. Photo Camille Gladu-Drouin

En tant que musicien, Étienne Dupré multiplie les implications. Que ce soit en solo, avec un groupe ou comme accompagnateur, le bassiste de Saint-Pie a toujours un projet en cours. On pourra justement le voir sur la scène du Centre des arts Juliette-Lassonde le 25 février avec Klô Pelgag, une artiste qu’il suit en tournée depuis 2018.

Ancien membre du groupe Caltâr-Bateau, qu’il avait fondé avec son bon ami Alex Burger, le jeune trentenaire a joué avec bon nombre d’artistes émergents dans les dernières années, notamment Mon Doux Seigneur et Jesse MacCormack. Entre-temps, il a aussi entamé un projet solo, Duu, et a formé zouz, un trio math-rock. Puis, l’opportunité de jouer avec Klô Pelgag s’est présentée lors de la précédente tournée, pour l’album L’étoile thoracique.

« C’est arrivé dans ma vie à un moment où je ne savais pas trop ce que j’allais faire. Ça faisait peut-être un an que j’avais commencé le projet zouz, qui est un peu plus près de ce que j’aspirais à faire musicalement, puis je venais d’enregistrer le premier EP de mon projet solo », raconte Étienne Dupré en entrevue téléphonique avec LE COURRIER.

Il confie même qu’à ce moment, il avait de la difficulté à vivre de la musique. « Quand la gig de Klô est arrivée, j’avais de la place pour ça et ça m’assurait un statut que je n’avais jamais eu musicalement. C’était aussi une artiste que j’aimais beaucoup. »

La chimie a opéré avec la colorée autrice-compositrice-interprète, si bien qu’elle a même fait appel aux services du Saint-Pien au moment de composer et d’enregistrer son plus récent album, Notre-Dame-des-Sept-Douleurs. L’aventure se poursuit également avec la tournée qui s’ensuit.

« Quand on est là en tant qu’accompagnateur, on n’est pas là pour shiner nécessairement, mais on est quand même là pour que, lorsque c’est demandé, on puisse y aller avec notre feeling, notre musicalité et nos réflexes de jeu. Ça peut devenir une partie importante de la chanson, même si ça ne fait pas partie de son écriture. C’est un beau rôle à avoir. »

En parallèle, Étienne Dupré travaille sur ses propres trucs, dont son projet solo expérimental qui commence à prendre de plus en plus de place. Il prévoit d’ailleurs dévoiler son premier album sous le nom Duu cette année, possiblement à l’automne. Celui-ci sera accompagné d’un projet visuel important.

« Avec mon projet solo, je peux me faire voir pas seulement comme bassiste, mais aussi comme compositeur, comme auteur et comme réalisateur. Ce projet-là a ouvert plus de portes à ma créativité. Ça m’a permis de voir ça en moi et de le développer. Je continue de trouver de nouvelles avenues pour me pousser sur le plan créatif », affirme celui qui reconnaît aimer composer « des trucs toujours trop compliqués ».

L’an dernier, lui et son groupe zouz ont également fait paraître leur premier album, Vertiges, après deux EP parus depuis 2017. Le trio prévoit monter sur la scène du Zaricot ce printemps, soit le 25 mars, a annoncé Étienne Dupré.

La sécurité que lui apporte la tournée avec Klô Pelgag lui permet d’ailleurs de plonger dans tous ces projets plus librement. De cette manière, l’artiste maskoutain s’accomplit pleinement. « Autant j’aime être en avant, autant j’aime aussi être derrière et juste jouer de la basse », résume-t-il.

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