6 janvier 2022
Bilan et perspectives à Saint-Hyacinthe
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Par: Le Courrier

C’est avec le retour en force du couvre-feu et l’armée canadienne en renfort dans le réseau de la santé que s’ouvre la nouvelle année 2022. Rien de très réjouissant là-dedans, on en conviendra tous. La bonne nouvelle, c’est que les affaires ne peuvent faire autrement que de s’améliorer au Québec. On va se le souhaiter fort!

Fidèle à notre habitude, ce premier journal de la nouvelle année est pour nous l’occasion de revisiter, voire de survoler, l’année qui vient de se terminer. C’est un moment que j’apprécie tout particulièrement. Rien de mieux que de s’arrêter quelques minutes pour réaliser d’où l’on vient pour se projeter dans l’avenir et imaginer où l’on va.

Et sans grande surprise, notre top 10 des nouvelles marquantes de 2021 ressemble un peu à celui de 2020. Du moins en ce qui concerne le sommet des manchettes. La pandémie, quoi d’autre, a encore volé la vedette malheureusement. On se souviendra qu’au moment d’établir notre bilan 2020, nous avions concédé les deux premières positions à la pandémie et ses conséquences.

Cette année, la pandémie est encore inévitable. Nous étions pourtant remplis d’espoir il y a de ça un an avec la vaccination grand public qui démarrait. Tant et si bien qu’un semblant de normalité a pu se vivre au cours de l’été et à l’automne. C’était sans compter le vilain variant Omicron.

Outre la pandémie, il s’est encore écrit pas mal de choses dans le dossier Exceldor et la préservation des terres agricoles l’an dernier. On croyait qu’on pourrait enfin fermer ce dossier qui traîne en longueur depuis trois ans avec une décision finale de la Commission de protection du territoire agricole du Québec, erreur système. C’était sans compter l’Union des producteurs agricoles du Québec. Ce syndicat a décidé d’en appeler de la décision de concéder à Exceldor 10 hectares de terres agricoles à Saint-Hyacinthe. Il n’est même pas dit que la suite s’écrira en 2022. D’ici là, tout est figé dans la glace.

Au niveau économique, il y a eu du bon et du mauvais en 2021. Dans la dernière catégorie, on retiendra quelques fermetures d’usines ou d’installations qui nous ont fait perdre environ 350 emplois de qualité (Stanley Black & Decker, Mur Design et Semex). Fort heureusement, de bonnes nouvelles laissent entrevoir des jours meilleurs. La construction roule à fond de train à Saint-Hyacinthe et des investissements majeurs sont en chantier dans tous les secteurs d’activités, que se soit résidentiel, institutionnel et industriel.

Notre année 2021 ne se résume pas à la pandémie et à l’économie. Il n’y a pas eu une, mais deux élections. Au niveau fédéral, ce fut une simple promenade au parc pour le bloquiste Simon-Pierre Savard-Tremblay dans le comté de Saint-Hyacinthe–Bagot. Les élections municipales ont été moins prévisibles dans la MRC des Maskoutains, dont à Saint-Hyacinthe. La venue du parti politique Saint-Hyacinthe unie et la retraite politique de Claude Corbeil ont rendu les choses intéressantes.

Malgré quelques chaudes luttes dans trois ou quatre districts, le parti de Marijo Demers n’a pas réussi à faire élire un seul représentant. La cheffe est venue à quelque 250 votes près de causer la surprise, mais André Beauregard l’a coiffée au fil d’arrivée une fois la dernière boîte de Douville dépouillée. Il serait très étonnant que ce parti survive jusqu’en 2025.

Le nouveau maire apporte avec lui un vent de fraîcheur, mais on verra en 2022 si les Maskoutains ont changé quatre trente sous pour un dollar ou si la continuité peut être servie avec davantage de transparence. Les attentes sont grandes.

Il y aura d’ailleurs une élection provinciale dans quelques mois. La députée caquiste de Saint-Hyacinthe, Chantal Soucy, part très largement favorite pour obtenir un troisième mandat. Tellement que le recrutement de candidats s’annonce difficile pour les autres partis. À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire, mais en politique, on se sacre un peu de la gloire. La victoire fait foi de tout.

Pour le reste, on prendra ce que la prochaine année voudra nous réserver et on fera avec. Nous sommes maintenant habitués à composer avec l’imprévu, tout comme avec les bonnes et les mauvaises nouvelles. Beau temps, mauvais temps, nos journalistes seront une fois de plus aux premières loges pour vous tenir informés avec rigueur, pertinence et professionnalisme. Ce n’est pas une promesse, mais un engagement.

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