10 février 2022
Familles maskoutaines (53) – Les Berthiaume
Par: Le Courrier
Émile Berthiaume extrait de la mosaïque des gens d’affaires publiée en 1905. Photo Collection Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe, CH085, fonds B.J. Hébert, photographe

Émile Berthiaume extrait de la mosaïque des gens d’affaires publiée en 1905. Photo Collection Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe, CH085, fonds B.J. Hébert, photographe

Au 373e rang des 1000 premiers noms de famille au Québec, les Berthiaume se hissent au 53e rang des familles maskoutaines.

Jacques Berthiaume, originaire de Normandie, en France, vient s’établir en Nouvelle-France en 1663. Il se marie en 1667 à Catherine Bonhomme, native de Québec, et le couple donne naissance à huit enfants. En 1670, Jacques achète une terre dans la seigneurie de Sillery. Il possédera également d’autres terres, plus à l’ouest. Il s’adonne à la pêche à Lauzon et fait aussi le commerce du charbon de bois. Il est décédé en 1797 à Sainte-Foy.

Premier Berthiaume dans les registres de Saint-Hyacinthe, le 6 octobre 1815, on porte en terre le corps du petit Antoine, décédé l’avant-veille à l’âge de trois mois. Ses parents, Jean-Baptiste Berthiaume et Marie Messier-St-François, se sont mariés à La Présentation le 21 septembre 1813.

Trefflé Berthiaume

Fils du menuisier Gédéon Berthiaume et d’Éléonore Normandin, Trefflé naît à Saint-Hugues le 4 août 1848. Il n’a que quatre ans lorsque meurt son père. En 1859, il entre au Séminaire de Saint- Hyacinthe, mais n’y reste qu’une seule année, ses résultats scolaires étant mauvais. Il devient apprenti chez un tailleur pendant environ deux ans.

En 1863, il apprend le métier de typographe auprès des frères Lussier, propriétaires du Courrier de Saint-Hyacinthe. Il collabore ensuite à des journaux tels que Le Messager de Joliette, La Minerve et La Gazette de Joliette. Il travaille aussi aux imprimeries de John Lovell et du Montreal Witness. En 1871, il épouse Elmina Gadbois à Montréal.

En 1884, il fonde avec Napoléon Sabourin la revue Le Monde illustré. Puis, il devient responsable de l’administration, de la rédaction, de l’impression et de la distribution des quotidiens La Minerve et La Presse. Vers 1895, La Presse est le journal le plus important au Canada. Trefflé Berthiaume est nommé au Conseil législatif du Québec en 1896. Il décède à Montréal en 1915 et est inhumé au cimetière Notre-Dame-des-Neiges.

Jean-André Berthiaume

Né à Saint-Hyacinthe le 27 novembre 1915, il est le fils d’Horace Berthiaume, tailleur, et de Philomène Tourchot. Après avoir obtenu un baccalauréat ès arts au Séminaire de Saint-Hyacinthe, il est diplômé en chimie à l’Université de Montréal. Suivant les traces de son père, il s’enrôle en 1936 dans le 84e Régiment de Saint-Hyacinthe et poursuit son ascension jusqu’au grade de lieutenant en 1965.

En 1941, il épouse Denise Lapierre à la cathédrale de Saint-Hyacinthe. Il est alors muté en Nouvelle-Écosse, puis en Ontario. On l’envoie en Angleterre pour s’entraîner en vue du Jour J. Le capitaine Berthiaume participe aux opérations du débarquement en Normandie en 1944 et sera plus tard promu major. En 1952, il contribue à bâtir le Collège militaire royal de Saint-Jean à titre de directeur de l’administration. Sa carrière le mène en Allemagne de l’Ouest, en Palestine et au Congo.

Décoré de nombreuses médailles, le lieutenant-colonel Berthiaume est décédé en 2003, à l’âge de 87 ans. Sa dépouille repose au cimetière de la cathédrale de Saint-Hyacinthe. En 2006, on nomme en son honneur l’impasse J.-A. Berthiaume, dans le quartier Douville.

Émile Berthiaume

Né à Sorel en 1871, Émile Berthiaume fait ses études au Collège de Saint-Césaire et à l’Académie Girouard de Saint-Hyacinthe. En 1892, il épouse à la cathédrale de Saint-Hyacinthe Marie-Onésime Lacroix. En 1903, à 22 ans, il devient chef de la police et des pompiers. Il occupe le même poste à Trois-Rivières en 1912 et à Chicoutimi en 1923. Il est décédé en 1938 à l’Hôtel-Dieu de Chicoutimi.

À suivre : Les Gervais

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