10 novembre 2022
Un an après sa retraite politique
Francine Morin toujours aussi passionnée par l’actualité
Par: Sarah-Eve Charland
L’ex-préfet de la MRC des Maskoutains et ex-mairesse de Saint-Bernard-de-Michaudville, Francine Morin. Photothèque | Le Courrier ©

L’ex-préfet de la MRC des Maskoutains et ex-mairesse de Saint-Bernard-de-Michaudville, Francine Morin. Photothèque | Le Courrier ©

Prête à quitter la politique municipale à l’automne 2021, l’ex-préfet de la MRC des Maskoutains et ex-mairesse de Saint-Bernard-de-Michaudville, Francine Morin, n’était pas prête pour autant à se couper de l’actualité régionale. Toujours aussi passionnée, elle continue de s’intéresser à tout ce qui se passe localement, surtout maintenant que son fils est conseiller municipal.

Sa décision de quitter la vie politique à l’automne 2021 était mûrement réfléchie, assure-t-elle. Lorsqu’elle a été élue en 2017, elle savait qu’elle vivait son dernier mandat. C’est donc après avoir occupé la fonction de mairesse pendant 26 ans et celle de préfet pendant 16 ans qu’elle a laissé la place à la relève.

« J’essayais de profiter de chaque moment. Le fait d’être dans l’actualité de la ville et de la région, ça me manque. Je ne suis plus dans le feu de l’action, mais j’étais rendue là. Je suis bien contente de tout ce que j’ai vécu. Cela a été très positif. J’ai tellement appris. Je me trouve chanceuse d’avoir vécu ça », souligne-t-elle.

Elle continue cependant son implication. Elle a été nommée présidente de la fabrique de Saint-Bernard et administratrice du Réseau Internet maskoutain. Elle accepte aussi les invitations publiques, particulièrement celles touchant le volet immigration de Saint-Hyacinthe Technopole. « Comme Forum-2020, qui est maintenant sous la gouverne de Saint-Hyacinthe Technopole, j’ai vu ces organismes naître. Si je peux apporter quelque chose et rendre service à ma communauté, je vais m’impliquer, mais je reste humble dans tout ça. »

Mme Morin raconte lire son COURRIER tous les jeudis pour se tenir au courant des dossiers régionaux. Elle s’est d’ailleurs réjouie, au cours des derniers mois, du développement permettant la construction de l’abattoir d’Exceldor à Saint-Hyacinthe et la reprise du dossier de l’aéroport de Saint-Hyacinthe avec l’appui de la ville-centre.

Sereine avec sa décision, elle assure que la région est entre de bonnes mains avec le maire de Saint-Simon, Simon Giard, comme préfet de la MRC. « Je ne suis pas inquiète. Il fait bien ça et il va continuer à bien faire ça. Il y avait plusieurs nouvelles figures au conseil des maires. Je trouve ça bien, la nouvelle dynamique. Ils ont instauré une séance plénière en huis clos avant le conseil. Ils prennent plus de temps pour bien discuter des dossiers. C’est une bonne idée. J’aurais aimé y penser. »

De mère en fils

Ces jours-ci, elle consacre davantage de temps à sa ferme familiale à Saint- Bernard-de-Michaudville. Elle compte s’en occuper tant que la santé le lui permettra. Elle y travaille d’ailleurs avec son fils Hugo Laporte à qui elle a transmis l’intérêt pour la politique municipale. Après s’être impliqué dans les loisirs de la Municipalité, Hugo Laporte a tenté sa chance à la dernière élection municipale. Il a alors été élu au poste de conseiller.

« Je suis contente. J’ai des nouvelles de la Municipalité par lui. Évidemment, il me donne des nouvelles qu’il peut me dire. On s’en parle. Hugo a toujours été intéressé à s’impliquer dans la Municipalité. Il souhaitait avoir un rôle au conseil municipal. Il commence par être conseiller. On verra pour la suite », dit-elle avec fierté.

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