24 juin 2021
Gabriel Fredette : joueur de hockey et chanteur
Par: Maxime Prévost Durand

L’ancien joueur des Gaulois de Saint-Hyacinthe, Gabriel Fredette, a dévoilé ce printemps une première chanson intitulée « Partir » sous son nom d’artiste Freddy. Photo gracieuseté�

Après avoir manié un bâton de hockey toute sa vie, Gabriel Fredette s’est découvert une autre façon d’exprimer son talent dans la dernière année : en chantant. Quelques mois à peine après avoir pris la guitare pour la première fois, sa chanson « Partir » a fait son chemin jusqu’aux ondes radiophoniques du Québec, dont à CKOI.
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« Il y a un an, je n’aurais jamais cru être rendu là, d’avoir une de mes chansons dans une radio comme ça. C’est vraiment spécial de s’entendre à la radio. Je ne le réalise pas vraiment », lance l’ancien porte-couleurs des Gaulois de Saint- Hyacinthe, qui se présente sous le nom d’artiste Freddy, en référence au surnom que ses coéquipiers lui donnaient.

Festif et accrocheur, ce morceau bilingue a été écrit « pour oublier un peu la misère liée à la COVID et juste profiter de l’été qui s’en vient », soutient le Maskoutain de 19 ans. Pour arriver au résultat final, il a collaboré avec le producteur Benjamin Nadeau, qui a notamment travaillé avec le rappeur FouKi et PETiTOM ainsi qu’avec le gagnant de Star Académie, William Cloutier.

« Au début, je ne connaissais personne dans le domaine. J’ai toujours joué au hockey, je ne m’étais jamais concentré sur la musique, souligne-t-il. Un de mes amis, un artiste qui s’appelle Pelch, avait déjà travaillé avec lui. J’ai pris une chance et je lui ai écrit. J’avais déjà mis des chansons guitare/voix sur Instagram. Il est allé les écouter et il était intéressé à me rencontrer. Il m’a fait signer un contrat d’une chanson pour commencer et ça a donné quelque chose d’incroyable. »

Le sportif au côté artistique

Même s’il était surtout réputé pour ses exploits sportifs jusque-là, Gabriel Fredette a toujours eu cette fibre artistique en lui.

« Depuis que je suis jeune, je joue du violon et du piano. Avec le violon, je faisais des mariages et des funérailles, je me ramassais de l’argent de poche comme ça. J’ai toujours eu la musique dans le sang. Ma tante mène une carrière de chanteuse aux États-Unis et mes deux grands-pères faisaient beaucoup de musique », raconte-t-il en entrevue avec LE COURRIER.

« La musique a commencé à prendre plus d’importance dans ma vie il y a un an, quand mon grand-père est décédé. Il était un grand musicien et un bon chanteur, il aurait pu avoir une belle carrière en musique. Presque au même moment où il est décédé, la COVID est arrivée. Ma marraine m’a donné sa guitare et j’ai juste commencé à jouer. La première chanson que j’ai écrite, c’était justement pour mon grand-père. C’est là que j’ai réalisé ce que je pouvais faire et que j’ai attrapé la piqûre », poursuit le jeune auteur-compositeur-interprète.

Comme le hockey a été sur pause pendant plusieurs mois en raison du confinement, Gabriel a continué d’explorer cette nouvelle passion qui l’animait. Au total, il dit avoir écrit plus d’une dizaine de chansons dans la dernière année.

« S’il n’y avait pas eu la COVID, je n’aurais pas eu le temps de me dévouer à autre chose que le hockey. Ça a été un peu un avantage [pour la musique] que ça arrive, même si ça m’a empêché de faire plein de choses au hockey. Je devais participer à la Coupe Telus [avec les Gaulois] et je devais aller en Finlande pour le Championnat du monde de dek hockey, [mais tout a été annulé]. Je n’ai pas pu faire ça, mais ça m’a ouvert une autre porte, vers la musique, et je suis quand même reconnaissant pour ça. »

En contrepartie, la pandémie a donné le coup de grâce à son rêve d’évoluer dans la LHJMQ. Il devait participer, l’automne dernier, à son deuxième camp d’entraînement avec les Voltigeurs de Drummondville, après avoir été retranché la saison précédente. Le nombre de joueurs invités a toutefois été réduit en raison des mesures sanitaires, l’empêchant de tenter sa chance une dernière fois.

« J’allais me présenter au camp pour faire l’équipe, même si sur papier, il y avait des joueurs meilleurs que moi. Je trouve ça plate pour tous les joueurs qui pouvaient se prouver, mais qui n’ont rien pu faire à cause de la COVID », se désole-t-il, en pensant aux autres athlètes qui se sont retrouvés dans la même situation que lui.

Cela dit, il continue tout de même de pratiquer son sport préféré, notamment sur la surface de dek hockey. Il vient d’ailleurs d’être repêché par le Mobux de McMasterville au sein de la toute nouvelle Ligue nationale de hockey balle en vue de la saison estivale. Après une année complète de pause sur la glace, il prévoit également poursuivre sa carrière junior AAA avec les Prédateurs de Joliette la saison prochaine.

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