1 février 2024 - 03:00
Hydro-Québec retient le Projet éolien Monnoir, mais aucun dans la MRC des Maskoutains
Par: Adaée Beaulieu
Hydro-Québec a annoncé la semaine dernière huit projets d’éoliennes qui verront le jour dans les prochaines années. Aucun ne se trouve sur le territoire de la MRC des Maskoutains. Le projet le plus près sera implanté dans la région de Saint-Césaire par la Coopérative régionale d’électricité de St-Jean-Baptiste-de-Rouville. Photo Pixabay

Hydro-Québec a annoncé la semaine dernière huit projets d’éoliennes qui verront le jour dans les prochaines années. Aucun ne se trouve sur le territoire de la MRC des Maskoutains. Le projet le plus près sera implanté dans la région de Saint-Césaire par la Coopérative régionale d’électricité de St-Jean-Baptiste-de-Rouville. Photo Pixabay

Hydro-Québec a annoncé le 26 janvier l’identité des huit promoteurs retenus dans le cadre de son appel d’offres lancé en mars pour la production de 1550 mégawatts d’énergie éolienne. La proposition de la Coopérative régionale d’électricité de St-Jean-Baptiste-de-Rouville, en collaboration avec Boralex, baptisée Projet éolien Monnoir, fait partie de la liste. Aucun projet n’a toutefois été retenu dans la MRC des Maskoutains.

Rappelons que l’appel d’offres s’est conclu le 12 septembre et que 10 développeurs avaient soumis 16 projets pour un total de 3034 mégawatts.

« Nous sommes extrêmement fiers que le Projet éolien Monnoir ait franchi cette nouvelle étape et soit retenu par Hydro-Québec. Nous développons ce projet depuis plus de deux ans et demi avec une partie de nos membres. En tant que dernière coopérative d’électricité du Québec, notre mission est d’être impliqués dans la transition énergétique tout en développant des projets d’énergie propre qui valorisent les ressources du territoire et qui sont centrés sur les besoins de nos membres. Le partenariat avec Boralex nous permet de bénéficier d’une expertise et d’une expérience bien établie au Québec, mais aussi d’une réputation forte du respect des communautés », a déclaré Damien Tholomier, directeur général de la Coopérative, par voie de communiqué.

« Le résultat d’aujourd’hui démontre toute la compétence et l’engagement des équipes de Boralex à développer des projets porteurs comme celui de Monnoir et ainsi à aider le Québec dans sa transition énergétique et à offrir de l’électricité abordable aux Québécois. J’aimerais particulièrement remercier la Coopérative d’avoir fait le choix de Boralex comme partenaire et pour la confiance qu’elle porte envers notre expertise québécoise en énergies renouvelables », a ajouté Hugues Girardin, premier vice-président et directeur général, Amérique du Nord, chez Boralex.

Le Projet éolien Monnoir prévoit l’implantation de 15 à 20 éoliennes à Sainte-Brigide-d’Iberville, à Sainte-Angèle-de-Monnoir et à Saint-Césaire pour une puissance totale de 100 mégawatts. La mise en service est prévue pour le 1er décembre 2027.

Toutefois, avant que le projet se concrétise, il doit passer par le processus d’évaluation environnementale, celui du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE). Rappelons que l’avis de projet a été soumis au ministère de l’Environnement le 6 juillet et le Ministère a commencé son analyse environnementale le 1er août. Les études d’impact environnemental et social débutées l’an dernier se poursuivent également. Le rapport final ne devrait pas être prêt avant au moins un an.

Le projet doit aussi obtenir l’autorisation de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) et plusieurs autres autorisations et permis. Rappelons que la Coopérative a essuyé cet été un refus de la CPTAQ concernant son autre projet qui consiste à aménager une usine de biométhanisation à Saint-Damase.

Au cours des prochaines semaines, une période de négociation s’amorcera avec Hydro-Québec pour conclure le contrat d’achat d’électricité. De plus, la démarche d’information et de consultation se poursuit afin de prendre en considération les commentaires et les intérêts de la communauté.

Mobilisation à Saint-Hugues

Les citoyens qui remettent en question l’implantation éventuelle d’un parc d’éoliennes à Saint-Hugues n’ont pas voulu commenter cette annonce, mais ont signalé leur intention de poursuivre leurs démarches cette semaine.

Une rencontre d’information a eu lieu hier soir à la salle municipale de Saint-Hugues. Claude Charron, un citoyen de Saint-Ferdinand vivant au cœur d’un parc éolien, devait y partager son expérience. Puis, Richard Langelier, juriste et sociologue, auteur du règlement de Saint-Bonaventure pour la protection des sources d’eau potable, devait pour sa part proposer l’adoption d’un règlement municipal sur le principe de précaution. Finalement, après quelques autres interventions, une résolution d’appui à un BAPE générique sur le développement des énergies renouvelables figurait au programme de la rencontre.

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