31 mars 2022
Peu d’ambulances sur les routes de Saint-Hyacinthe
Inquiétantes démissions de paramédicaux
Par: Le Courrier
Les ambulances sont de plus en plus rares sur le territoire de Saint-Hyacinthe, avec la démission de plusieurs paramédicaux dans les derniers temps.

Les ambulances sont de plus en plus rares sur le territoire de Saint-Hyacinthe, avec la démission de plusieurs paramédicaux dans les derniers temps.

Une vague de démissions de paramédicaux expliquerait la cause du manque de couverture qui touche la ville de Saint-Hyacinthe depuis quelques semaines.

Une seule ambulance disponible les soirs, c’est une situation que les citoyens de la municipalité ont dû vivre à quelques reprises depuis les deux dernières semaines. Une bonne dizaine d’employés ont remis leur démission depuis quelques semaines, a confirmé le président du syndicat de la Fraternité des travailleurs et travailleuses du préhospitalier du Québec (FTPQ) local 7300, Benoit Cowell.

« Il y a eu une forte demande physique et mentale sur nos employés depuis le début de la pandémie de COVID-19 et beaucoup d’entre eux ont subi un épuisement professionnel, ce qui explique la vague de départs récente », avoue-t-il.

Selon M. Cowell, aucune solution à court terme n’est envisageable pour pallier le manque de personnel que les démissions en bloc ont causé, laissant croire que des situations comme celles-ci seront monnaie courante dans un futur rapproché.

Coordonnateur aux communications et paramédical chez Dessercom, Francis Brisebois est du même avis. Des soirées comme celles du 13 mars et du 17 mars, alors qu’il n’y avait qu’une ambulance pour l’ensemble du territoire, se reproduiront. « En plus du manque de personnel criant, plusieurs paramédicaux sont absents ou demandent une réduction de temps dernièrement, ce qui fait en sorte qu’il devient difficile pour nous d’assurer une couverture complète », a évoqué M. Brisebois.

PAS DE LIEN AVEC LA GRÈVE

Le manque d’ambulances sur les routes n’a aucun lien avec la grève qui touche les paramédicaux présentement, persiste et signe Benoit Cowell. « C’est simplement un adon », affirme-t-il.

Du côté de Dessercom, la grève n’est également qu’un facteur parmi tant d’autres qui explique la faible disponibilité d’ambulances sur le territoire de Saint-Hyacinthe.

Parmi les pistes de solutions envisagées par le service ambulancier, il y a l’accélération de la diplomation et l’obtention de meilleures conditions de travail. Dessercom prône la réduction du programme d’études de trois à deux ans. La cohorte de paramédicaux est présentement en stage et certains d’entre eux pourraient intégrer officiellement l’équipe d’ici quelques semaines. « Voilà l’espoir qui se dessine à l’horizon », confie M. Cowell.

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