Celle qui, à 35 ans, a décidé de donner un coup de roue à sa vie a pleinement assumé, dès le départ, sa « différence » en tant que personne handicapée.
« Les blagues sur les fauteuils roulants, je les ai pas mal toutes entendues. Dans mon numéro, j’ai tenu à combattre quelques préjugés en utilisant beaucoup l’autodérision. Les gens qui me connaissent savent que j’ai surmonté bien des obstacles », a-t-elle confié.
Jani Barré avoue que ce n’était pas nécessairement facile de présenter un extrait de son premier « stand up assis » dans sa ville d’origine.
« C’est évidemment agréable d’être sur la scène devant plusieurs amis et connaissances, mais aussi pas mal stressant. Je voulais vraiment bien faire et heureusement, je crois que tout s’est bien déroulé », dit-elle.
L’humoriste a su, après quelques minutes, établir une véritable complicité avec la salle. Dans la seconde partie de son numéro, elle a partagé quelques anecdotes rocambolesques qui, assure-t-elle, sont véridiques.
« C’est normal qu’au départ, j’aborde le fait que je suis en fauteuil roulant. Mais j’aime aussi parler de ma vision de la vie. J’aime sortir du moule et faire preuve d’audace, ce qui provoque parfois des moments fort comiques », raconte Jani Barré.
Heureuse d’avoir reçu autant de commentaires positifs à la suite de sa prestation, Jani se dit prête à foncer afin de poursuivre sur cette belle lancée.
« J’ai adoré mes rencontres avec les trois autres humoristes présents ce soir-là, soit Maude Landry, Daniel Grenier et Katherine Levac, qui ont fait preuve de grande génériosité. Par ailleurs, je sais que quelques personnes de l’industrie de l’humour étaient sur place afin d’observer les performances des artistes. J’espère avoir fait bonne impression, ce qui pourrait ainsi m’ouvrir des portes. Je donnerai le maximum car j’y crois tellement! », déclare-t-elle.
Jani Barré peut compter, dans sa route vers le succès, sur Nelson Archambault en tant que mentor.
« Compte tenu qu’elle est nouvelle dans le métier, Jani a livré la marchandise. J’ai particulièrement apprécié la seconde partie de son numéro, où elle était vraiment à l’aise sur scène. Je suis convaincu qu’elle travaillera très fort afin de progresser en tant qu’humoriste, car c’est une femme persévérante et motivée », soutient M. Archambault.
Pour les gens qui ont manqué la prestation de Jani Barré, ils pourront se reprendre le 23 mai, au Zaricot, alors qu’elle fera la première partie du chanteur Marco Calliari, dans une soirée au profit de l’école René-St-Pierre.