Depuis deux saisons, Julien Mongeon combine sa passion pour le soccer à celle qu’il a récemment développée pour le volleyball au sein de la grande famille des Lauréats. Tout ça en poursuivant ses études en sciences humaines. Son leadership naturel, combiné à son statut de joueur vétéran, lui a permis d’être nommé le capitaine de ces deux équipes cet automne. Un rôle qu’il a accueilli avec fierté.
« J’étais souvent capitaine au soccer quand j’étais plus jeune, raconte en entrevue avec LE COURRIER celui qui est défenseur au soccer et ailier au volleyball. Quand j’embarque sur le terrain, j’ai une personnalité qui change et je suis capable de guider les gens qui m’entourent. Parmi les commentaires que j’ai reçus, on me dit que les gars autour de moi sont plus à l’aise quand je suis sur le terrain. Je n’ai pas souvent l’air stressé et je suis capable de rassurer les autres. »
Depuis tout jeune, son sport de prédilection est le soccer. Mais à la fin du secondaire, le volleyball a aussi commencé à piquer sa curiosité. Lorsqu’il a joint le Cégep de Saint-Hyacinthe, en 2023, c’est là qu’il a décidé de tenter sa chance dans cette autre discipline.
« J’avais des amis qui jouaient au volley et j’avais envie de découvrir un nouveau sport. C’est un sport en montée, qui gagne en popularité chez les gars. Je n’avais jamais joué, donc ça faisait en sorte que je pouvais me surpasser. Je faisais déjà beaucoup de soccer, donc ça me faisait une petite pause de pouvoir changer de sport durant l’hiver. »
Avant de joindre les Lauréats, Julien avait déjà disputé une première saison en division 1 collégiale avec l’équipe de soccer du Cégep de Trois-Rivières, où il avait entamé ses études.
« Pour diverses raisons, je suis revenu ici et je savais qu’il allait y avoir du D1 qui allait être offert [en soccer la saison suivante] », partage-t-il en évoquant son arrivée au Cégep de Saint-Hyacinthe.
Même s’il est natif de Saint-Bruno- de-Montarville, le sportif était déjà familier avec la région maskoutaine. Il est diplômé de l’École secondaire Saint-Joseph, où il faisait partie du programme multisports.
Ses deux saisons avec les Lauréats ont donc coïncidé avec le passage de l’équipe de soccer en division 1 collégiale. Chaque fois, le club a fait son chemin jusqu’à la finale provinciale sans toutefois réussir à mettre la main sur la bannière de champions.
« Même si on a fait la finale les deux ans, les deux saisons ont été complètement différentes. La première, c’était l’entrée en D1 et il y avait comme un vent magique. On n’avait peut-être pas le niveau en matière de qualité de joueurs comparativement aux autres équipes, mais tous ensemble, on a réussi à faire ce qu’on voulait. La deuxième année, il y a eu un vent de fraîcheur et on a atteint les mêmes objectifs, même si on visait plus haut cette fois », résume-t-il.
« C’est sûr que ça laisse un peu d’amertume de finir 2e deux fois en deux ans, mais je me sers de ça pour m’améliorer encore », ajoute-t-il.
Au volleyball, les succès collectifs n’ont pas été aussi importants, mais l’équipe s’est tout de même rendue jusqu’en quart de finale au championnat provincial de la division 2 le printemps dernier. Cette saison, les Lauréats ont terminé en milieu de peloton, au 4e rang, au sein de la section Centre-du-Québec. Ils entameront leur parcours éliminatoire au cours des prochains jours.
Joueur finissant, Julien Mongeon compte poursuivre sa carrière sportive en joignant les rangs d’une équipe de soccer universitaire. « Je veux aussi garder le volley dans ma vie », note-t-il.
Son passage avec les Lauréats aura été marquant pour lui. « Ça a toujours été comme une grande famille. C’est difficile à décrire. C’est un engagement que je ne regretterai jamais », mentionne-t-il.
Par ailleurs, les prouesses du jeune athlète ne sont pas passées inaperçues. Cet hiver, Julien Mongeon a reçu la bourse Multi-Prêts Hypothèques, d’une valeur de 1000 $, en reconnaissance à « son excellence, à la fois sur le plan académique et sportif ».