5 mai 2016
Desjardins
La caisse de Saint-Hyacinthe fait de l’oeil à celle de la Vallée des Patriotes
Par: Rémi Léonard

Le directeur général Serge Bossé, le président du comité de la distinction corporative Réal Brodeur et le président du conseil d’administration Mario Dussault lors de l’assemblée générale annuelle de la Caisse Desjardins de Saint-Hyacinthe le 13 avril. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Le directeur général Serge Bossé, le président du comité de la distinction corporative Réal Brodeur et le président du conseil d’administration Mario Dussault lors de l’assemblée générale annuelle de la Caisse Desjardins de Saint-Hyacinthe le 13 avril. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Les fusions de caisses populaires ­reviennent à l’agenda dans la région maskoutaine. Saint-Hyacinthe et Saint-Denis-sur-Richelieu, siège social de la Caisse Desjardins de la ­Vallée des Patriotes, qui comprend aussi La Présentation, Saint-Jude et Sainte-Madeleine, songent à s’unir en une seule entité.

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Le directeur général de la Caisse Desjardins de Saint-Hyacinthe, Serge Bossé, a confirmé que la question a été abordée lors de deux rencontres, mais que le projet est encore « à l’analyse ». S’il se voit concrétisé, ce ne sera pas avant début 2017 et les membres pourront se prononcer sur la question en assemblée générale, assure-t-il.

De son côté, la directrice générale par intérim de la caisse de la Vallée des ­Patriotes, Geneviève Roy, indique être en train « d’évaluer les avantages d’une fusion et les affinités entre les deux caisses ». Elle dit vouloir conserver les services et la proximité avec ses membres. Chacune des caisses a formé un comité de dirigeants pour se rencontrer et étudier la question.

La composition actuelle des caisses Desjardins dans la région remonte à la vague de regroupement de 2009. Celle de Saint-Hyacinthe compte plus de 46 200 membres contre environ 9 600 pour celle de la Vallée des Patriotes.

Les ristournes remontent

Les ristournes aux membres de la caisse Desjardins de Saint-Hyacinthe ont recommencé à croître en 2015 avec un bond de 20,3 %. Le 1,8 M$ versé surpasse en effet d’environ 300 000 $ le montant de l’an dernier, ce qui permet un rattrapage par rapport aux ristournes qui s’élevaient à 2 M$ en 2013.

Les retours équivalent à 2,24 % des ­intérêts payés par les membres sur les prêts et à 3,69 % des intérêts qu’ils ont perçus sur l’épargne. Serge Bossé attribue la croissance de 16,4 % des excédents d’exploitation, qui atteignent 11,1 M$ en 2015, à « la bonne gestion des dépenses d’exploitation et aux revenus provenant des produits financiers dérivés ».

La majorité des excédents est envoyée à la réserve générale de Desjardins, question d’assurer la stabilité du mouvement, indique-t-il. Une « prudence » justifiée entre autres par les règles plus serrées qui encadrent les fonds de réserve de la coopérative depuis sa ­désignation par l’Autorité des marchés financiers comme « institution financière d’importance systémique intérieure », une sorte d’équivalent québécois aux banques too big to fail. « Desjardins est davantage sous la loupe à cause de son importance », résume le directeur ­général.

Le contexte économique est d’ailleurs encore « volatile », avec une année 2015 comparable à la dernière, analyse-t-il. La caisse doit aussi composer avec la concurrence des autres institutions financières, même si elle conserve « une part enviable du marché » grâce à ses services, sa relation-conseil avec la clientèle et à son implication, d’après Serge Bossé.

En 2015, Desjardins a redistribué près de 297 800 $ à des organismes et partenaires du milieu et 26 750 $ en bourses d’études à des jeunes d’ici.

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