11 novembre 2021
Femmes victimes de violence conjugale
La Clé sur la porte offre plus de services d’aide
Par: Le Courrier

Afin de répondre aux demandes croissantes d’aide de femmes victimes de violence conjugale, la Clé sur la porte augmente ses services de rencontres externes en plus d’offrir des plages horaires le soir.

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Des intervenantes sont disponibles pour rencontrer des femmes dans les trois points de service de l’organisme, soit à Saint-Hyacinthe, à Acton Vale et à Beloeil. « Il est essentiel d’offrir du soutien aux femmes qui se questionnent sur leur relation et sur ce qu’elles vivent. En augmentant les plages horaires de rencontre individuelle avec une intervenante, plus de femmes pourront recevoir de l’aide pour mieux comprendre leur situation et trouver les meilleures stratégies pour leur sécurité et celle de leurs enfants », indique Valérie Grégoire, coordonnatrice de la Clé sur la porte.

Le contexte actuel de pandémie et de féminicides n’est pas étranger à la hausse de demandes d’aide en contexte de violence conjugale. Comme le souligne Catherine Véronneau, intervenante à la sensibilisation pour la maison d’hébergement, « les féminicides qui ont eu lieu depuis janvier ont créé une onde de choc au sein de la population. On voit malheureusement trop bien l’ampleur du problème. Cependant, le fait d’en parler davantage dans les médias permet à plus de femmes et de proches de victimes de connaître les ressources et d’aller chercher l’aide adéquate, que ce soit celle des services policiers ou d’une maison d’hébergement ».

Pour obtenir un rendez-vous avec une intervenante dans l’un des points de service, communiquez avec la Clé sur la porte au 450 774-1843.

La Clé sur la porte rappelle aux personnes qui vivent des situations de violence dans leur relation amoureuse de briser le silence et d’appeler pour avoir de l’aide. La Clé sur la porte est disponible 24 h sur 24, 7 jours sur 7. Les services sont gratuits et confidentiels. Les personnes qui souhaitent aider une victime de violence amoureuse peuvent aussi appeler pour recevoir conseils et soutien.

« On s’est fait trop longtemps dire que ce qui se passe dans un couple, c’est privé et qu’on ne doit pas s’en mêler. Au contraire, quand on est témoin d’actes de violence amoureuse, on doit individuellement et collectivement prendre position. Ça peut être en aidant une personne à trouver une ressource d’aide, en appelant les services policiers, en dénonçant des actes ou des paroles. La violence amoureuse n’est pas que physique : elle est aussi psychologique, verbale, sexuelle et économique. Moins on banalisera cette violence, plus les victimes pourront reprendre du pouvoir sur leur vie », conclut Annie Flibotte, adjointe à la coordination de la ressource.

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