« Pour le moment, je ne peux pas dire sur quels critères on va se baser pour prendre notre décision. C’est un dossier un peu plus complexe qu’à l’habitude et on sait qu’il y a un gros projet derrière cette demande. Le Service de l’urbanisme va nous présenter les différents considérants à la rencontre. On va prendre la meilleure décision pour la Ville de Saint-Hyacinthe », souligne le président du comité de démolition et conseiller municipal du district La Providence, Bernard Barré.
Toute personne voulant s’opposer à la démolition a 10 jours après la publication de l’avis public pour s’y opposer, soit jusqu’à demain, le 28 février.
L’été dernier, une certaine inquiétude avait circulé sur les réseaux sociaux concernant l’éventuelle démolition de cette maison centenaire pour faire place à un espace vert et un stationnement pour le Collège Saint-Maurice. Ces aménagements s’inscrivent dans le projet communautaire porté par le Collège Saint- Maurice et qui prévoit l’installation de l’école préscolaire et primaire privée La Petite Académie.
« On ne prend pas en compte les réseaux sociaux pour prendre notre décision. On va avoir le portrait juste lors du comité de démolition », ajoute Bernard Barré.
Selon l’inventaire de la MRC des Maskoutains, la Maison St-Roch présente un intérêt patrimonial, mais n’a pas de citation. L’immeuble a été construit dans les années 1800. Les Sœurs de la Présentation de Marie ont fait l’acquisition de la Maison St-Roch en 1885 des mains d’un particulier. Elle aurait servi de dortoirs, de buanderie et d’atelier. Un agrandissement y a aussi été annexé en 1949.
La MRC des Maskoutains et le ministère de la Culture devront aussi autoriser la démolition puisque cette maison a été construite avant 1940.
*Ce texte a été modifié après publication dans la version papier à la lumière de nouvelles informations obtenues par LE COURRIER.