À l’été 2023, la Fabrique demandait à Suzanne Lapointe et à son mari Gilles Saint-Onges de quitter leur demeure. La maison, dans laquelle le couple habitait, avait été construite il y a près de 100 ans sur un terrain faisant l’objet d’un bail emphytéotique avec la Fabrique. Le bail prenait fin à l’automne 2023.
Mme Lapointe affirme qu’elle a tout tenté pour rester dans sa maison, mais a décidé d’arrêter de se battre et de vendre sa propriété à la Fabrique lorsque son mari est décédé. Elle devait quitter les lieux avant le 31 décembre 2024. La transaction de sa maison s’est concrétisée au coût de 3000 $ en avril de l’année suivante.
« Je ne suis pas satisfaite du montant, mais je pense que m’obstiner n’aurait rien donné. Les gens de la Fabrique m’appelaient, me visitaient tout le temps. C’était quasiment du harcèlement. Et c’est plus difficile de se battre seule. Je me dis que c’est terminé et que je peux passer à autre chose », affirme Mme Lapointe, qui a pu se reloger il y a un peu plus d’un an.
Lorsque Mme Lapointe et son mari ont acheté la maison en 1980, ils avaient été informés de l’existence du bail emphytéotique, mais sans obtenir plus de détails. Le couple louait le terrain au coût de 15 $ par année, soit le loyer déterminé dans le bail signé en 1925 entre la Fabrique et le premier locataire.
La maison et le terrain ont été vendus à une entreprise à numéro, dont l’actionnaire principal habite Mont-Saint-Hilaire. La transaction s’est réalisée le 20 juin 2025 au prix de 276 000 $. La valeur foncière s’élève à 290 400 $.
La Fabrique de la Paroisse Saint-Joseph utilise maintenant l’église Sainte- Eugénie pour tenir ses activités depuis qu’elle a vendu son église à la Ville de Saint-Hyacinthe afin d’y construire une école primaire.
Au moment de mettre sous presse, la présidente de la Fabrique de la Paroisse Saint-Joseph, Guylaine Bernier, n’avait pas retourné notre appel.