Et pour l’illustrer, je place une photo d’un lac où flotte un ponton avec la mention : le gars qui fait jouer du Bob toute la ***** de journée.
Heboboy. J’pensais pas partir un débat de société, mais si la plupart ont bien compris la blague, d’autres m’ont copieusement insulté : Laisse donc le monde avoir du fun! Jusss à sacrer ton camp. Vivre et laisser vivre! ON PEU PU RIEN FAIRE!!!
J’aime beaucoup quand le laisser vivre, c’est devoir sacrer son camp plutôt que baisser le volume. Cela dit, la vaste majorité constatait qu’il était devenu un défi de trouver ne serait-ce que quelques gouttes de silence dans un monde qui émet de plus en plus de bruits.
Et quand je parle de bruits, je ne pense pas à ceux de la vie : les cris de joie, les rires des enfants, tout ça, non, je pense aux bruits artificiels et surtout amplifiés.
C’est la grosse musique sur le ponton, le quatre-roues qui fait des beignes, la moto qui pète pis répète sa pétarade avec EN PLUS la musique à fond (faut faire un choix, de la moto ou écouter la radio, mais pas les deux en même temps, merci), mais les pires étant ces gens qui parlent au cellulaire en main libre sur un sentier de randonnée…
Pour certains, le silence est une épreuve angoissante et oppressante qu’il faut absolument éloigner avec du bruit, alors qu’il est la condition essentielle pour renouer notre relation avec la nature et sa musique… celle du silence.