23 décembre 2021
Célébration de la messe de minuit
La tradition se poursuit
Par: Sarah Villemaire
L’an dernier, les messes de Noël ont été célébrées devant un public restreint à 25 personnes par cérémonie en raison des mesures sanitaires établies. Il fallait même réserver sa place à l’avance. Photothèque | Le Courrier ©

L’an dernier, les messes de Noël ont été célébrées devant un public restreint à 25 personnes par cérémonie en raison des mesures sanitaires établies. Il fallait même réserver sa place à l’avance. Photothèque | Le Courrier ©

Pièce maîtresse dans le calendrier liturgique catholique, la messe de minuit a déjà connu des périodes plus glorieuses en territoire maskoutain. La tenue de cette célébration dans les différentes paroisses a baissé de près de 28 % durant les 20 dernières années sur le territoire desservi par LE COURRIER. Malgré tout, les fidèles croient que cette tradition saura perdurer, ne serait-ce que pour sa force symbolique et historique.

Contrairement au début des années 2000, les célébrations entourant la naissance de Jésus Christ se font plus rares. Seulement sept messes seront célébrées sur le coup de minuit le 24 décembre à Saint-Hyacinthe et les environs. Il s’agit d’une baisse de 12 messes comparativement à l’an 2000 alors qu’on recensait 19 messes de minuit réparties dans les 33 églises de la MRC des Maskoutains à l’époque.

Pour le chanoine Denis Lépine, ces chiffres ne remettent pas en question l’essence même de cette messe traditionnellement appelée messe de la nuit. « La messe de minuit s’adresse à une clientèle qui recherche une atmosphère de Noël au cœur de la nuit. Les gens viennent célébrer avec nous pour la beauté et tout le mystère du Christ présent parmi nous », explique-t-il.

Même son de cloche pour la vice- présidente de la Fabrique de Saint-Pie, Francine Boulay, qui s’attend à recevoir bien des convives à l’église de Saint-Pie le 24 décembre à minuit. « On sait tous que c’est une grande tradition chrétienne et que les familles du coin répondent à l’appel. Laissons agir la magie de Noël cette nuit-là », affirme Mme Boulay.

Changement des mœurs

Même si les premières notes de Minuit, chrétiens ne résonnent plus autant qu’avant dans les paroisses, les familles seront de la partie, assure le chanoine. Pour accommoder les célébrations des fêtes, plusieurs églises ont décidé de devancer les messes et de les étaler en plusieurs blocs tout au long de la soirée du 24 décembre.

« On a la possibilité maintenant d’avoir des messes anticipées, ce qui veut dire que l’on devance la cérémonie. Les gens ne détestent pas avoir une messe plus tôt, car c’est plus exigeant pour tous de se rassembler à minuit. Les gens doivent mettre sur pause leur réveillon et les organisateurs sont parfois fatigués une fois rendus à cette heure », souligne le chanoine Denis Lépine.

Bien qu’appréciée, cette méthode peut occasionner quelques problèmes de logistique entre les paroisses en raison du manque de prêtres dans le diocèse de Saint-Hyacinthe.

« Malheureusement, les prêtres ne peuvent pas être partout. Ils font leur possible, mais tout comme la population, ils vieillissent et la relève se fait moins présente. C’est pour cela qu’il faut continuer d’aller à la messe pour faire vivre nos églises », souligne Francine Boulay.

Célébrer sur fond de pandémie

Tout comme bien des secteurs, les lieux de culte n’ont pas été épargnés par les nouvelles consignes sanitaires mises en vigueur le lundi 20 décembre par le gouvernement provincial. Dans les églises, le passeport vaccinal est obligatoire et la limite de la capacité des lieux est maintenant fixée à 250 personnes.

Ces restrictions ne devraient pas décourager les fidèles à se réunir tout en respectant les mesures établies, selon Denis Lépine. « On a des normes de la santé publique à respecter et je crois que les gens se sont habitués à suivre les règles. Je sens que, malgré tout, les gens seront au rendez-vous », conclut-il.

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