17 mars 2022
La Ville de Saint-Hyacinthe donne son appui à l’aéroport
Par: Sarah Villemaire
Présent lors de l’annonce, le président de la corporation Aéroport de Saint-Hyacinthe, François Marquis (à gauche), se dit ravi de l’entente annoncée par le maire de la Ville de Saint-Hyacinthe, André Beauregard (à droite). Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Présent lors de l’annonce, le président de la corporation Aéroport de Saint-Hyacinthe, François Marquis (à gauche), se dit ravi de l’entente annoncée par le maire de la Ville de Saint-Hyacinthe, André Beauregard (à droite). Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

La corporation Aéroport de Saint-Hyacinthe peut compter sur le soutien financier de la Ville de Saint-Hyacinthe afin d’assurer le fonctionnement de ses activités aéroportuaires. Répartie sur 20 ans, l’aide financière est évaluée à plus de 2 M$.

Alors que le conseil municipal de la Ville de Saint-Hyacinthe avait renoncé à la municipalisation de l’aéroport en septembre 2021, les nouveaux acquéreurs, composés d’entrepreneurs, d’ingénieurs et d’un spécialiste de l’aviation, ont pris la décision de former une corporation à but non lucratif pour assurer la survie et la mise à niveau de l’aéroport. La Municipalité a souhaité soutenir l’initiative sous forme d’une subvention annuelle de fonctionnement consentie à la corporation pour un montant de 106 000 $.

Répartie en deux versements égaux chaque année, cette contribution sera versée à l’OBNL jusqu’en 2046 pour un montant atteignant 2 120 000 $. L’aide financière annuelle offerte par la Ville pourrait d’ailleurs augmenter afin de supporter les dépenses non couvertes par une subvention, dont celle demandée dans le cadre du Programme d’aide québécois pour les infrastructures aéroportuaires régionales (PAQIAR).

Annuellement, le revenu des taxes municipales tirées de l’aéroport et des hangars est évalué à 165 000 $

« Cette entente témoigne d’une volonté du conseil municipal de soutenir la mise à niveau de l’aéroport. Cet actif non négligeable est un levier important pour le développement économique de notre région. Nous estimons que cette entente est la meilleure pour assurer la pérennité de l’aéroport », a déclaré en conférence de presse le maire de Saint-Hyacinthe, André Beauregard.

En retour, la corporation s’engage, entre autres, à affecter les sommes reçues pour assurer le fonctionnement des activités aéroportuaires de Saint-Hyacinthe, incluant la gestion de la dette, tout en maintenant un fonds de réserve d’un montant minimal de 50 000 $ afin de faire face à des dépenses imprévues.

Pour sa part, la Municipalité demande à l’organisation de tenir une assemblée générale annuelle dans le but de déposer son rapport financier. Un membre du conseil municipal pourra d’ailleurs assister à titre d’observateur, sans droit de vote, à toute réunion du conseil d’administration. En cas de fin des activités aéroportuaires par la corporation Aéroport de Saint-Hyacinthe, la totalité des actifs devra être cédée à la Ville.

En attendant le feu vert

Le positionnement de la Ville dans ce projet donne un coup de pouce à l’OBNL pour sa demande de subvention auprès du PAQIAR. Si accepté, le soutien financier du programme pourrait couvrir de 50 % à 75 % des coûts de réfection ou de mise à niveau des infrastructures de l’aéroport.

L’organisation présidée par François Marquis a déjà statué une liste de priorités à commencer par la réfection du système d’éclairage et l’élargissement de la piste qui passera de 45 pieds à 75 pieds. « Si on reçoit la subvention, on va passer rapidement en mode ingénierie en envoyant les soumissions le plus tôt possible. Comme on ne peut pas installer une voie de contournement temporaire, les travaux se feront de manière efficace », explique le président.

En ce qui concerne le restaurant récemment acquis par la Ville de Saint-Hyacinthe, le dossier est en révision à savoir si l’acquéreur conservera la bâtisse pour les futurs besoins de l’aéroport ou la revendra prochainement, précise le maire.

Des appuis par dizaines

Les appuis entourant l’aéroport de Saint-Hyacinthe se font nombreux, selon les renseignements fournis par l’organisation. Parmi les clients potentiels figurent la GRC, la SQ, le CISSS de la Montérégie-Est, des organismes de la région, des entreprises privées ainsi que des écoles d’aviation qui seraient prêtes à collaborer avec l’aéroport.

Cet aéroport de type AGN1 bénéficie de nombreux avantages pour la clientèle quant à sa localisation. « L’aéroport se veut facilitateur pour les déplacements pour les entreprises ou les organismes qui bénéficieront de ce service. Que ce soit pour la formation de pilotes, le transport des grands blessés vers l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal, le transfert de prisonniers et tout autre vol important, Saint-Hyacinthe est un endroit idéal pour opérer un aéroport », renchérit François Marquis.

À ce jour, il est difficile d’évaluer le niveau de rentabilité de l’aéroport dans les différents secteurs d’activité, mais l’organisation a confiance dans son plan d’affaires.

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