5 janvier 2023
Saint-Valérien-de-Milton
L’ancienne usine d’Olymel pourrait être transformée en 84 unités locatives
Par: Adaée Beaulieu
Le bâtiment principal de l’ancienne usine Olymel à Saint-Valérien-de-Milton est à vendre depuis près d’un an et pourrait être démoli pour construire 84 unités locatives. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Le bâtiment principal de l’ancienne usine Olymel à Saint-Valérien-de-Milton est à vendre depuis près d’un an et pourrait être démoli pour construire 84 unités locatives. Photo François Larivière | Le Courrier ©

À peine un peu moins d’un an après que les installations d’Olymel à Saint-Valérien-de-Milton ont été vendues à Pliage Maska, LE COURRIER a appris que la bâtisse principale située à l’avant du site avait aussitôt été remise en vente après l’acquisition. Un montant de 1,5 M$ est demandé et le but est de vendre le plan d’un projet de construction de 84 unités locatives.

Un des propriétaires actuels, Frédérik Loiselle, explique que c’était plutôt la propriété intellectuelle d’Olymel qui les intéressait, mais que les bâtiments venaient dans l’offre globale. « Ce qui nous intéressait le plus dans cette transaction-là, c’est vraiment les dessins de fabrication qu’eux avaient développés, mais on a fini par tout acheter, la bâtisse et les équipements », avait expliqué son partenaire d’affaires, Dany Malenfant, au COURRIER en mai dernier. D’ailleurs, Pliage Maska agrandira son usine de Saint-Hyacinthe de 10 000 pieds carrés au printemps.

Le bâtiment en vente sert donc actuellement à des fins d’entreposage pour Pliage Maska et une partie est aussi louée à DM INOX. Les deux autres bâtiments situés à l’arrière de l’ancien site d’Olymel sont loués par la caserne de pompiers de la municipalité et par Concept Riben. Cette dernière entreprise a une option d’achat sur tout le lot arrière. Le site couvre deux lots.

Le projet de construction résidentielle, qui impliquerait de détruire la bâtisse actuelle, pourrait voir le jour d’ici deux à cinq ans, car il faudra au moins deux ans pour obtenir les permis, selon M. Loiselle. Actuellement, les propriétaires sont en pourparlers avec la Municipalité et travaillent sur le volet de l’ingénierie avec celle-ci.

En un an, Pliage Maska a reçu quatre offres qu’elle n’a pas jugées à la hauteur. M. Loiselle indique néanmoins vouloir mener le projet jusqu’où il le pourra d’ici à ce qu’il vende. Pour sa part, le maire de Saint-Valérien-de-Milton, Daniel Paquette, a indiqué que la Municipalité n’a pas l’intention d’acquérir le bâtiment, à l’instar de ce que souhaite faire la Municipalité de Saint-Simon avec l’usine d’Olymel sur son territoire. Il justifie cette décision par le fait que sa Municipalité n’offre qu’un service, soit l’égout, contrairement à Saint-Simon qui dispose aussi de l’aqueduc.

Rappelons toutefois que, lors de l’annonce de la fermeture de Machinerie Olymel en octobre 2020, installée à l’arrière du site, le maire avait indiqué avoir de l’intérêt. « Nous sommes à évaluer le potentiel de cette propriété de 14 000 mètres carrés. Il y a un intérêt pour acquérir le terrain et faire une offre à Olymel. L’usine Tenco s’est développée et de nombreux travailleurs n’habitent pas à Saint-Valérien. Nous pourrions créer un beau projet résidentiel », avait-il confié au COURRIER.

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