25 novembre 2021
L’Autonomie en soiE en marche pour les femmes
Par: Le Courrier
Le 17 octobre, lors de la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté, la Coordination du Québec de la marche mondiale des femmes (CQMMF) a tenu un point de presse à Tiohtià:ke, à Montréal, au square Cabot, suivi d’une action commune nationale qui trouva écho à travers toutes les régions du Québec et à laquelle le Centre de femmes maskoutain l’Autonomie en soiE (CFAES) a participé activement.

Dix membres du CFAES se sont rendues à Beloeil pour marcher solidairement avec des femmes issues d’autres organismes de la Montérégie-Est. Durant l’action organisée par le Centre de femmes l’Essentielle, un arrêt au bureau du député Simon Jolin-Barette a permis aux participantes de laisser sur les lieux des créations porteuses de leurs préoccupations et demandes. « De nombreux ateliers créatifs ont eu lieu au Centre durant l’été, donnant ainsi la chance à chacune de réfléchir, de discuter et surtout de s’approprier les revendications de la Marche mondiale des femmes », mentionne Mandoline Blier, co-coordonnatrice au CFAES.

La CQMMF et le Centre de femmes l’Autonomie en soiE célèbrent les 20 ans d’actions en poursuivant la lutte pour les droits des femmes. « Cela fait longtemps que la CQMMF revendique la reconnaissance de toutes les formes de violences faites aux femmes », mentionne Marie-France Benoît, militante de la Marche des femmes depuis sa fondation.

« Le constat des ravages de la pandémie et des mesures sanitaires est d’ailleurs sans équivoque pour toutes les femmes, mais particulièrement pour celles vivant à la croisée d’oppressions, soulève Marie-Andrée Gauthier, coordonnatrice générale du Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec et porte-parole de la CQMMF. Le risque de se retrouver en situation de précarité a été exacerbé, sans compter la hausse des violences conjugales et la vague de féminicides qui secoue le Québec. »

La CQMMF met de l’avant plusieurs revendications visant à améliorer les conditions de vie des femmes – notamment une hausse substantielle du salaire minimum, une transition écologique porteuse de justice sociale et la mise en place de mesures inclusives tenant en compte la complexité du parcours des femmes migrantes, immigrantes et racisées –, mais tient cette fois à mettre l’accent sur les revendications concernant les femmes et les filles autochtones.

« Les femmes et les filles des communautés autochtones sont particulièrement sujettes à être victimes de violences et de discriminations, déplore Viviane Michel, présidente de l’association Femmes autochtones du Québec et porte-parole à la CQMMF. Nous réclamons que la justice s’applique pour qu’elles obtiennent réparation et le respect de leurs droits. »

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