10 novembre 2022
Le Centre d’histoire se souvient : les pompes funèbres
Par: Le Courrier


En latin, pompa funebris désigne une procession lors d’un décès. Dans le calendrier liturgique chrétien, le mois de novembre est consacré aux défunts, on le surnomme le mois des morts. Ceux qui conduisent les défunts à leur dernier repos étaient autrefois appelés charretiers. Un bel exemple de l’expansion de ce type d’entreprise est celui de Pierre Lussier, entrepreneur de pompes funèbres qui, en 1895, offre ses services au 25, rue Piété (aujourd’hui Duclos). Il affirme posséder le plus beau corbillard qui se soit jamais vu à Saint-Hyacinthe et un magnifique assortiment de cercueils. M. Lussier décède en 1898, à l’âge de 49 ans, et ses fils prennent la relève. En 1915, l’entreprise est alors située au 30-32, rue Saint-Simon. Sur la photo, ce sont les corbillards de Lussier et Frères, sur l’avenue Mondor face à l’Académie Girouard. On peut voir trois corbillards et une voiture. Le blanc est généralement réservé aux enfants. Le haut-de-forme et l’habit noir sont à l’époque associés à ceux qu’on appelait les croque-morts.

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