16 juin 2022
Le CSSSH réclame une nouvelle école secondaire
Par: Sarah-Eve Charland
Bien que l’emplacement d’une éventuelle école secondaire n’est pas défini, la possibilité de l’intégrer au Séminaire de Saint-Hyacinthe fait du sens. Photothèque | Le Courrier ©

Bien que l’emplacement d’une éventuelle école secondaire n’est pas défini, la possibilité de l’intégrer au Séminaire de Saint-Hyacinthe fait du sens. Photothèque | Le Courrier ©

Alors que le projet d’agrandissement de l’école Casavant est toujours en chantier, le Centre de services scolaire de Saint-Hyacinthe (CSSSH) a déposé l’automne dernier une demande de financement auprès du ministère de l’Éducation pour construire une nouvelle école secondaire à Saint-Hyacinthe. Les besoins d’espace dans les écoles de la région se multiplient et font l’objet de plusieurs demandes sur le territoire du CSSSH.

« Le Centre de services scolaire a été, pendant de nombreuses années, en décroissance et sans projet d’ajout d’espace. Dans les dernières années, il y a eu une croissance qui, au début, passait sous le radar parce qu’on avait des espaces vacants. Maintenant, on déborde de nos espaces vacants. C’est beaucoup de gros chantiers pour notre communauté », explique le directeur du Service des ressources matérielles du CSSSH, Jean- François Soumis.

Le CSSSH souhaite une nouvelle école secondaire pouvant accueillir 1000 élèves. Les besoins représentent environ 15 200 mètres carrés. Étant donné que le processus pour construire une école secondaire peut s’étaler sur plusieurs années, le centre de services scolaire souhaite se préparer d’avance.

La croissance des élèves au niveau primaire sera bientôt transférée au niveau secondaire. À cela s’ajoutent aussi les nouveaux élèves issus de l’immigration qui sont de plus en plus nombreux en raison du Programme d’immigration du Québec pour l’année 2020.

« Dans les règles des mesures ministérielles, on doit aller avec les prévisions démographiques des élèves qui sont sur le territoire. Les prévisions démographiques ont sous-estimé la clientèle de manière continue au cours des dernières années à cause, entre autres, de l’immigration. On demande une école de 1000 places en raison de la progression démographique et des places en réserve pour l’immigration. Même si les prévisions du Ministère suggèrent une école de moindre envergure, on va en demander une plus grande », mentionne M. Soumis.

Pour le moment, le site d’une éventuelle école secondaire n’est pas encore défini. « Mais on a un souhait. Dans notre manière d’offrir nos services à Saint- Hyacinthe, les élèves choisissent leur école secondaire […]. Pour que ce modèle fonctionne, ça va bien quand les écoles secondaires sont à proximité », ajoute-t-il.

Le CSSSH calcule que les derniers projets d’agrandissement de niveau secondaire, dont celui de l’école Casavant au Séminaire, ont permis de créer près de 900 places supplémentaires. En 2018, le centre de services scolaire obtenait une réponse positive à sa demande visant la construction d’une école secondaire. C’est finalement au Séminaire de Saint-Hyacinthe que se réalisent les travaux. Les nouvelles installations accueilleront les élèves à l’automne 2022.

Selon le directeur des opérations du Séminaire de Saint-Hyacinthe, David Bousquet, l’autre partie du Séminaire pourrait très bien accueillir une école secondaire. « À mon avis, c’est tout à fait faisable. L’aile occupée par les religieux est une copie conforme de l’aile qui est occupée par l’école secondaire Casavant. Je ne crois pas qu’il y ait des contraintes à moins que les règles du ministère de l’Éducation aient changé », affirme-t-il.

Le CSSSH s’est d’ailleurs déjà prémuni d’un droit de préférence pour acquérir les espaces appartenant au Séminaire, poursuit M. Bousquet. « Si on part, et je pense qu’on va partir dans les prochaines années, et qu’on met en vente les bâtiments, le centre de services scolaire s’est prévalu d’un droit de premier refus. D’une certaine manière, il a déjà manifesté son intérêt d’agrandir éventuellement l’école dans ce qui reste du Séminaire. Est-ce qu’il va le faire? C’est à sa discrétion. »

Dans l’aile appartenant encore au Séminaire, on trouve une bibliothèque, le Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe, 30 appartements destinés à des religieux, les bureaux administratifs et l’école primaire privée La Petite Académie. Cette dernière a toutefois un bail jusqu’en 2027.

Des besoins d’espace un peu partout

À Saint-Liboire, le CSSSH souhaite construire un deuxième pavillon pour l’école Henri-Bachand sur le terrain près de l’immeuble des loisirs de la municipalité. On trouve une classe modulaire à cet endroit. La classe de musique se tient actuellement dans la sacristie. Le nouveau pavillon accueillerait donc ces espaces en plus de deux classes de maternelle 4 ans.

Le CSSSH a aussi placé au sommet de ses priorités la rénovation de l’école Saint-Hugues, projet pour lequel il a déjà obtenu le financement. Il souhaite profiter de l’occasion pour ajouter un gymnase pour remplacer la salle de jeux existante et une bibliothèque communautaire.

L’École professionnelle de Saint- Hyacinthe espère accueillir un nouveau programme de formation lié au domaine de la construction. Les installations existantes ne sont pas assez grandes pour accueillir ce programme. En parallèle, le CSSSH réclame donc un agrandissement de l’atelier Multi de l’École professionnelle de Saint-Hyacinthe.

Une demande vise aussi à moderniser les locaux dédiés au mandat régional de l’école René-Saint-Pierre. L’école accueille des élèves vivant avec un handicap ou des difficultés d’adaptation ou de comportement. « Le nombre d’élèves est en croissance. Au fil des années, le centre de services scolaire, avec de petits budgets, a adapté certains locaux pour accueillir la clientèle au fur et à mesure qu’elle se présentait, mais il n’y a jamais eu un projet de développement pour faire un centre des années [2020] », conclut Jean-François Soumis.

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