3 mars 2022
Le palais de justice temporaire est opérationnel
Par: Sarah-Eve Charland
Les activités juridiques ont débuté dans les nouvelles installations le 28 février. Photos Robert Gosselin | Le Courrier ©

Les activités juridiques ont débuté dans les nouvelles installations le 28 février. Photos Robert Gosselin | Le Courrier ©

Le ministre de la Justice et procureur général du Québec, Simon Jolin-Barrette, et la députée de Saint-Hyacinthe, Chantal Soucy.

Le ministre de la Justice et procureur général du Québec, Simon Jolin-Barrette, et la députée de Saint-Hyacinthe, Chantal Soucy.

Le palais de justice temporaire comprend huit salles d’audience.

Le palais de justice temporaire comprend huit salles d’audience.

Les couloirs du palais de justice temporaire seront bientôt animés.

Les couloirs du palais de justice temporaire seront bientôt animés.

L’aménagement d’un palais de justice temporaire à Saint-Hyacinthe dans une ancienne épicerie est maintenant réalité. Le déménagement s’est terminé au cours des derniers jours, permettant d’y tenir les activités judiciaires régulières qui s’y dérouleront jusqu’en 2025.

L’inauguration s’est déroulée en grande pompe en présence du ministre de la Justice et procureur général du Québec, Simon Jolin-Barrette. « C’est sûr qu’il y aura un moment d’adaptation autant pour le personnel que pour les citoyens qui venaient ici pour autre chose. C’était une épicerie. La notion d’avocat dans les rangées, ce n’est pas la même chose qu’on va retrouver aujourd’hui. Je ne sais pas s’ils seront aussi mûrs », a-t-il blagué en point de presse.

Les installations temporaires comprennent huit salles d’audience, soit une de plus qu’aux vieilles installations situées en face du parc Casimir-Dessaulles. En plus d’offrir des outils technologiques plus adaptés aux réalités d’aujourd’hui, M. Jolin-Barrette assure que la capacité est même accrue. Le bâtiment se compose aussi de neuf salles d’entrevue, de quatre bureaux de travail réservés à la jeunesse, d’un local pour le Centre d’aide aux victimes d’actes criminels (CAVAC) et de sept bureaux de juge.

Le budget de 16,2 M$ a été respecté, ajoute le ministre. Rappelons que les installations temporaires ont été aménagées dans un bâtiment appartenant au Groupe Robin. Ce dernier s’occupait de la gestion du chantier, mais ne pouvait agir en tant qu’entrepreneur. Cette tâche est revenue à Construction Gératek. « Ce n’était pas difficile de transformer le bâtiment existant en palais de justice. On a travaillé avec les contraintes et on a fait preuve de créativité », poursuit la présidente du Groupe Robin, Nellie Robin.

Nouveau palais de justice attendu en 2025

Pour ce qui est de la construction du palais de justice permanent, M. Jolin- Barrette n’a pas voulu avancer de chiffres puisque la Société québécoise des infrastructures ira prochainement en appel d’offres. Les dernières estimations dévoilées en 2019 s’élevaient à 80 M$.

À l’époque, la Ville de Saint-Hyacinthe avait réclamé un stationnement souterrain. La députée de Saint-Hyacinthe, Chantal Soucy, se dit fière d’avoir convaincu le ministère de la Justice de financer tous les coûts liés au stationnement, dont l’aire en surface sera accessible aux citoyens et celle qui est souterraine sera réservée au personnel du palais de justice. « Ce n’était pas prévu au début. C’est un financement supplémentaire. Fini les casse-têtes pour se trouver un stationnement autour du nouveau palais de justice. »

La députée affirme, sans trop se tromper, que la construction des nouvelles installations est attendue depuis une décennie. Le chantier devrait commencer cet été. Le Ministère s’attend à livrer le nouvel établissement en 2025.

« Il va permettre de mieux répondre aux besoins des personnes victimes d’infraction criminelle, des jurés et des enfants qui doivent fréquenter les palais de justice en donnant davantage accès à des espaces plus accueillants et sécurisants. Ce qui m’enthousiasme beaucoup dans le nouveau palais de justice, c’est qu’il sera à la fine pointe de la technologie », conclut M. Jolin-Barrette.

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